La création d'effets spéciaux

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Sujet illustré

Explosions de voitures, flammes jaillissant de toute part, pas de doute vous êtes bien dans un film d'action. Objectif : surprendre le spectateur en collant au plus près à la réalité. Comment les artificiers procèdent ? Différentes techniques sont à leur disposition.

 

 
L'intensité de l'explosion dépend du mélange oxydannt/réducteur. Photo © DR
 

Utilisation de vrais explosifs

Pour que la déflagration soit la plus crédible possible, les réalisateurs ne lésinent pas sur les moyens et sortent l'artillerie lourde. Les pyrotechniciens, professionnels des explosifs utilisent pour réduire en miettes voitures ou autre décor de studio des explosifs dits déflagrants. Il existe des brisants mais ils sont beaucoup trop dangereux à manipuler car leurs composés sont instables. Le moindre choc peut se transformer en drame.
La poudre noire plus connue pour être employée autrefois dans les canons est un excellent combustible et il est bien homogène donc stable. Mais comment fonctionne une explosion ? Tout repose sur de la chimie et plus particulièrement sur une réaction d'oxydoréduction. Un oxydant et un réducteur sont mis en présence et interagissent. Les composés oxydants, nitrates, chlorates ou perchlorates servent de carburant en libérant de l'oxygène. Il sera capté par les réducteurs, soufre, carbone ou magnésium appelés combustibles. Mais qui provoque la combustion ? Le feu, d'où le recours à des mèches. La mise à feu peut s'effectuer à distance an reliant des fils électriques à une commande centrale ou par des détonateurs connectés au même système déclencheur. La combustion génère alors une matière en surpression. En retournant à l'équilibre avec la pression atmosphérique, elle crée un souffle déflagrant.

Amplification par des maquettes

Pour des gros immeubles ou des bâtiments officiels, une maquette est créée. Croyez-vous que pour le film Independence Day, le réalisateur a vraiment détruit l'Empire State Building ou la Maison Blanche ?
Généralement, les maquettistes élaborent le support dans du plâtre et du plastique. Les petites charges sont placées sur toute la maquette, à des endroits stratégiques pour que la déflagration soit totale. Pour être sûr de leur coup, les spécialistes perforent les matériaux suivant des lignes de cassure. Résultat : la maquette est entièrement détruite.
La difficulté réside ensuite, non pas dans les explosifs mais dans les techniques de film. Plusieurs caméras filment l'action à haute vitesse et sous différents angles. Puis au montage ou en postproduction, les images de la scène sontt ralenties à une vitesse de 24 images /seconde. L'explosion prend une toute autre dimension et les débris virevoltent partout pour un effet incroyable.

 

EN IMAGES  Pleins feux sur les artifices

 


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