La création d'effets spéciaux

En savoir plus

Sujet illustré

De Star Trek en passant par Star Wars, tous les films de science fiction font appel à des hologrammes. Souvenez-vous de la manière dont apparaît l'Empereur à Dark Vador.

 

 
Les hologrammes visibles dans les films de science-fiction sont pour beaucoup des images de synthèse. Photo © 1001 Wallpapers
 

Une image tridimensionnelle

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, cette technique de création des hologrammes, l'holographie, n'est en rien récente. Le premier à avoir compris la transformation d'une image 2D en 3D est le physicien hongrois Dennis Gabor en 1948. Comment ? Il a mis au point des équations mathématiques matérialisant un système photographique tridimensionnel. De ces principes théoriques est né le premier hologramme en 1965.
Les hologrammes sont des photos 3D qui semblent comme suspendues dans les airs. Comment obtenir cet effet ? C'est physique tout simplement. Mais cette technique a pu être au point grâce à l'apparition d'une source lumineuse monochrome, le laser. Sans elle, l'effet n'est pas possible.

Impression photographique

Un objet que l'on souhaite représenter en hologramme est pris en sandwich entre le laser et la plaque photographique où va s'imprimer l'image. Cela fonctionne comme une pellicule. Le laser émet un faisceau lumineux qui va être scindé en deux grâce à des miroirs semi-réfléchissants. L'un des rayons illumine la plaque située en arrière plan et l'autre éclaire l'objet; il est ensuite réfléchie sur la plaque. Automatiquement, les deux faisceaux se rencontrent et créent des interférences. Elles vont alors imprimer l'image tridimensionnelle de l'objet sur cette plaque en tenant compte de la profondeur.
Pour restituer l'image, la plaque imprimée est éclairée par le laser par-dessous. L'objet apparaît en 3D. Magique !

Réalité ou fiction ?

Bien sûr, ce résultat n'est pas comparable à ce qu'on observe dans Retour vers le futur ou Star Wars. A l'heure actuelle pour réaliser une telle prouesse, les techniciens peaufinent les hologrammes grâce à des logiciels informatiques et recourent pour beaucoup à des images de synthèse. Mais bientôt, la science fiction ne sera plus si éloignée de la réalité

 
En savoir plus
 
 
 

Des chercheurs de l'USC (University of Southern California) ont mis au point le tout premier écran holographique en 3D qui projette en l'air un hologramme. Ce dispositif fonctionne grâce à un miroir horizontal tournant à grande vitesse et un projecteur. Mais le système est encore peu abouti et nécessite de plus amples recherches.
Les Japonais de l'AIST (Advanced Industrial Science and Technology) ont avancé grandement dans l'imagerie holographique. La technique repose sur l'utilisation croisée de plusieurs faisceaux laser. Résultat : un plasma lumineux en relief apparaît et flotte dans l'air. Les faisceaux infrarouges libèrent des points lumineux dans l'espace et sont réfléchis par des miroirs disposés au micron près. Une image se dessine alors en plein milieu de ce dispositif. Petit secret : pour que cette image plasma apparaisse, il faut que l'environnement soit chargé en vapeur concentré en électrons et ions mais dont la composition exacte reste inconnue.
Sûr que les techniciens cinématographiques vont se ruer dessus dès sa commercialisation



JDN ScienceEnvoyerImprimerHaut de page

RECHERCHER