La création d'effets spéciaux

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L'animation ne se contente pas de donner vie à des images fixes. Des dessins animés aux films fantastiques, plusieurs techniques ont été mises au point pour créer des effets spéciaux très réalistes.

 

 
Les animatroniques sont des créatures animées ou carrément robotisées utilisées entre autres dans des parcs d'attraction. Photo ©Mech/GNU Free Documentation License
 

Des marionnettes indispensables

King Kong, Les Dents de la mer, E.T…Tous ont un point commun : les marionnettes. Les maquettistes contribuent aux effets spéciaux en fabriquant des créatures mobiles ou non. Et là les films prennent toutes leurs dimensions.
Le premier à en concevoir est l'Américain Willis O'Brien dans les années 20. Il reconstitue en miniature des dinosaures ou des gorilles avec de l'aluminium, des fils de fer…et les articulaient grâce à des vis au niveau des articulations. Puis il les recouvre de cuir pour leur confectionner une peau. Le film King Kong est son plus grand chef d'œuvre. Le gorille mesurait 45 centimètres de haut et sa fourrure était faite avec de la peau de lapin.

Le réalisme passe par la mobilité

Pour mouvoir les marionnettes, différents procédés étaient utilisés : des hommes se cachaient dessous et l'actionnaient, exactement comme les figurines des Guignols de l'Info sur Canal+. Très contraignant, les techniciens ont développés un système de fils et de poulies pour actionner à distance les créatures.
Les studios Disney ont amélioré ce concept en animant les marionnettes de l'intérieur ; les animatroniques sont nées. Pour le film les Dents de la mer de Spielberg, trois requins ont été créés ainsi. Leur squelette est constitué de résine et de fibre de verre; la peau n'est autre que du latex. L'intérieur de la bête est articulé par un système de câbles et de poulies actionnés par des vérins hydrauliques. Ce mécanisme permet la mobilité de la mâchoire, le déplacement de la nageoire caudale….
Mais l'ère du tout numérique a révolutionné ce petit monde ; tout peut désormais se créer en images de synthèse. Le virtuel fait sa grande entrée dans le monde cinématographique. Grâce à des logiciels perfectionnés, le mouvement des créatures comme les dinosaures pour Jurassic Park est programmé conférant un réalisme époustouflant.

Contribution technologique

Avoir des marionnettes ou des images de synthèse, c'est bien mais ce qui fait vraiment le film et son succès, c'est leur coexistence avec les acteurs. Le résultat est sans appel : les spectateurs en prennent plein la vue. Comment incorporer des créatures effrayantes avec des humains ?

 
Les images de synthèse révolutionnent le monde de l'animation. Photo © 1001 Wallpapers
 

La première technique mise au point par Willis O'Brien, l'animation image par image. Il filme dans un premier temps la marionnette miniature et ce dans différentes positions pour lui donner par la suite un mouvement. Puis, il rembobine la pellicule, projette chaque image et y incorpore les scènes où les acteurs réagissent face à la bête. Pour King Kong, il a procédé différemment. Il a reconstitué un décor miniature où le gorille est fixé. Sur le bord, des miroirs sont glissés. Pour la scène à New York, les images de la population affolée sont retransmises une par une dans ces miroirs. On a l'impression que les personnes sont vraiment dans le décor.
Pour les animatroniques, les mouvements sont calqués suivant une bande sonore. Par exemple pour E.T, lors de sa célèbre phrase "téléphone maison", les mouvements de la bouche et de son doigt sont totalement calqués et synchronisés avec le son : l'audio-animatronic.
L'informatique a changé totalement l'animation. Les images virtuelles incorporent les acteurs grâce à la rotoscopie, entre autres. Les comédiens répètent leur scène devant un fond bleu ou vert ; n'importe quel décor pourra ensuite y être substitué. D'autres systèmes informatiques facilitent l'animation tels que le morphing, la transformation d'une image en une autre. Par exemple, dans Hulk, le personnage se transforme en monstre grâce à un logiciel capable d'associer les images avant/après, sans que le spectateur ne voit quoi que ce soit.

 

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