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Grâce à l'informatique, on peut cacher une image dans une autre (celle du bas dans celle du haut par exemple) : un moyen pratique pour faire passer des messages.
Illustration :
Frédéric Bayart
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Faire transiter une information sans qu'elle soit interceptée : l'idée n'est pas nouvelle.
Au Ve siècle avant J.C, la guerre faisait rage entre la Perse et la Grèce. Il était alors coutume de dissimuler des messages pour en assurer le secret : par exemple, un texte était gravé sur des tablettes de bois ensuite recouvertes de cire. Ou, plus étonnant, des lettres étaient tatouées sur le crâne d'un soldat dont les cheveux avaient repoussé. Bien sûr, pour envoyer ce dernier message, il ne fallait pas être pressé !
La stéganographie, technique de dissimulation
Cette méthode qui consiste à cacher un message sans le crypter s'appelle la stéganographie. Ce n'est pas un code secret à proprement parler, mais une technique de dissimulation. Elle est ancienne mais encore utilisée.
Ainsi, l'encre invisible inventé au Ier siècle, et qui ne se révèle que lorsqu'on la chauffe, était encore usitée au XXè siècle par certains espions.
Autre exemple : pendant la Seconde Guerre Mondiale, les Allemands cachaient des messages dans des micropoints, de moins de 1 millimètre de diamètre, qu'ils apposaient sur le point final de lettres apparemment anodines. Bref, passer des messages secrets à l'insu de l'ennemi a toujours été une arme cruciale en temps de guerre.
Aujourd'hui, l'informatique permet de façon simple et efficace de dissimuler une image ou un son dans un autre. Cependant, cette méthode est peu sûre pour deux raisons. D'abord la moindre compression d'un fichier suffit à en modifier le contenu, au risque de fausser le message. Et d'autre part, cacher sans crypter n'est pas très sûr : l'interception du fichier par un tiers annihile toute sécurité. Tôt ou tard, en fouillant, en scrutant, il finira par y découvrir le message caché.