Les nanomatériaux forment les briques de base des produits du futur. En diminuant
la taille des grains à une centaine de nanomètres, on obtient ainsi des matériaux
qui sont à la fois plus légers et avec des meilleures propriétés mécaniques. Les
nanograins n'ont en effet pas les défauts des "gros" cristaux.
Le cuivre nanocristallin est ainsi trois fois plus résistant que le cuivre
classique. Ils sont aussi plus malléables car les nanograins glissent plus facilement
les uns par rapport aux autres.
Les cimentiers Holcim ou Lafarge commercialisent
déjà des bétons chargés de nanoparticules. Même progrès du côté des plastiques.
Ces derniers deviennent acquièrent une résistance aux flammes et aux contraintes
mécaniques grâce aux nanoparticules.
Revêtement nanoporeux
Mais nul besoin de modifier le matériau en profondeur pour profiter des nanotechnologies.
Un revêtement en nanocouches permet de doter une surface de propriétés particulières
(résistance à l'érosion, à l'oxydation, à l'abrasion, réflexion optique…) ou de
lui changer son aspect. Une équipe du Max Planck Institute travaille ainsi sur
un revêtement anti-corrosion pour les structures métalliques. La surface attaquée
libèrerait des ions écrans capables de bloquer les atomes d'oxygène. Objectif :
remplacer le chrome dans les revêtement, qui s'avère très toxique une fois dans
la nature.
| Solution de nanoparticules |
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DGTec a développé toute une gamme de poudres utilisées dans des domaines
d'applications très divers : marquage, impression, capteurs médicaux, traitement
du verre, cosmétique, prothèses dentaires et orthopédiques, décoration, ultra-filtration
pour l'eau potable…
Elles sont fabriquées à partir d'oxydes simples et complexes, et présentées
sous forme de suspensions dans des liquides ou de solutions solides dispersées
dans un polymère.
Concrètement, un plastique recouvert d'anticorps et d'enzymes pourrait
détruire lui-même les agents pathogènes : la parade contre les attaques chimiques
et biologiques.
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Fini les lessives !
La société Nanotex fabrique elle des vêtements anti-tâches, anti-transpirants
et anti-électricité statiques. Leur secret : une couche de molécules qui adhère
aux fibres de coton et qui empêche tout liquide de pénétrer. Et demain, la corvée
de ménage sera supprimée grâce au carrelage anti-salissures : les particules de
poussière ne peuvent pas s'y coller.
Une peinture qui éteint les incendies
Résistants à l'usure et aux salissures, les nanomatériaux seront aussi capables
d'intégrer leur propre système de défense. Des chercheurs du Fraunhofer Institute
for Wood Research (Allemagne) ont ainsi pu développer une peinture qui éteint
les incendies.
Tout à fait banale à température ambiante, elle se transforme soudain
au contact des flammes en une mousse de carbone. Celle-ci est formée d'élastomères
qui se durcissent en céramique. "Elle a été développée il y a 35 ans pour isoler
la chambre de combustion des missiles", indique Sebastian Simon, l'ingénieur
chimiste en charge du projet.