La médecine est un secteur particulièrement friand d'innovations technologies,
surtout lorsqu'elle se situent à la frontière entre la matière et le vivant. On
entrevoit ainsi un micro laboratoire de la taille d'une puce capable de faire
un bilan sanguin détaillé du patient à partir d'une seul goutte de sang.
Plus
de problème d'artères bouchées par des dépôts de graisse grâce aux gaines nanoporeuses
empêchant aux molécules d'adhérer. De réelles perspectives s'ouvrent sur des traitements
totalement nouveaux, pour guérir le cancer, le diabète ou pour administrer des
médicaments.
Améliorer l'efficacité des médicaments
Les médicaments classiques sont diffusés par le sang à travers tout le corps
humain. Ils n'atteignent pas toujours leur cible, et peuvent avoir des effets
secondaires sur les autres organes.
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| Le diabète, résulte d'une défaillance des cellules
du pancréas qui produisent l'insuline. La solution consiste à greffer de
nouvelles cellules sous la peau du patient. Mais pour éviter le rejet de la greffe,
les cellules sont encapsulées dans une membrane nanoporeuse,. Celle-ci laisse
entrer le sucre et les substances nutritives et laissent sortir l'insuline sécrétée
par les cellules greffées. En revanche, les anticorps, plus gros que les nanopores,
ne peuvent pas entrer et les cellules greffées seraient ainsi préservées contre
l'attaque du système immunitaire. Image © ILSO / Ministère
de la Recherche |
Mais si on les encapsulait dans une membrane
nanoporeuse, on éviterait ainsi leur dilution dans le sang pendant le transport.
Autre idée : attacher des nanobilles aux anticorps pour traiter les cancers. Lorsque
les anticorps se fixent sur la tumeur, on chauffe la zone à traiter avec
un rayonnement capté seulement par les nanobilles, sans endommager les cellules
autour.
Retrouver la vue
La nanomédecine pourra même redonner la vue, grâce à une micro-caméra jouant
le rôle de la rétine. Cette micro-caméra, directement aux nerf optique, transformera
les signaux lumineux en signaux électriques. Deux chercheurs américains, Alan
et Vicent Chow, tentent eux de mettre au point la rétine artificielle. A base
d'une nanopuce en silicium recouverte de millions de cellules photosensibles,
elle sera capable de récupérer l'énergie du soleil pour produire des impulsions
électriques.
Le vaccin à ultrasons
Et pour ne pas laisser de côté nos amies les bêtes, citons le vaccin pour les
poissons. Des exploitations piscicoles américaines expérimentent ainsi la vaccination
de masse au moyen d'ultrasons. Des nanocapsules contenant de minces fibres d'ADN
sont déposées dans un étang, où elles sont absorbées par les cellules des poissons.
L'ultrason est ensuite utilisé pour rompre les capsules, qui libèrent ainsi l'ADN
et provoquent une réponse immunitaire chez l'animal.
Cette technique a été testée
par Clear Springs Foods, une entreprises très importante qui exploite le tiers
des établissements de trutticulture présents aux États-Unis.