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Bowstreet,
nouveau player sur le créneau des "web services"
Les
web services ou e-services pour reprendre l'expression de
HP ou encore les NGWS (Next Generation Windows Services) de
Microsoft constituent actuellement le nouveau cheval de bataille
des éditeurs de l'e-business. L'idée générale
qui sous-tend le concept repose sur le principe de la mise
à disposition sur un site Web d'une fonction précise
sans repasser par le développement complet de l'application.
Ceci implique donc d'entrer définitivement dans l'ère
du web dynamique et de raisonner non plus en terme de pages
mais de modèles et de processus. Tout peut devenir
processus si on réfléchit bien : depuis le simple
affichage d'un logo en haut, à droite sur une page
Web jusqu'au déroulement d'une transaction selon des
critères bien précis... Ainsi les éditeurs
prônent l'ASP, les composants réutilisables et
la modélisation objet.
Les
start-up investissent la niche
Quelques start-up spécialisés sur cette niche
précise ont aussi fait leur apparition tels que WebMethods
(principalement automatisation des échanges BtoB orienté
XML : voir
article) ou encore plus récent Webedisoft
(automatisation des scénarios marchands, back office
: voir
article). Un nouvel acteur se fait connaître en
France, il s'agit de l'américain Bowstreet
qui a ouvert ses bureaux en septembre dernier à Paris.
Une
plate-forme de modélisation Java et XML
Celui-ci a développé une plate-forme entièrement
Java et XML (la Business Web Factory) permettant de générer
des modèles schématisant les modalités
d'un processus donné. "La personnalisation est
également un des autres points forts de notre plate-forme,
précise Patrick Penneroux, directeur technique de la
filiale française. Celle-ci s'appuie sur la notion
de profils : il est en effet possible d'appliquer très
finement des paramètres précis d'utilisation
du modèle."
La gestion des profils se fait via un annuaire LDAP qui a
été privilégié par rapport à
une base de données relationnelle impliquant des temps
de réponse plus longs, selon le directeur technique.
Encapsuler
les processus pour ses partenaires
En résumé l'éditeur se propose d'encapsuler
un savoir-faire métier au sein d'un modèle qui
pourra être réutilisable par des partenaires,
des clients ou des collaborateurs. Ainsi on pourrait imaginer
qu'un courtier en assurance met à disposition de partenaires
banques un service tel que le "rating" de ses clients
(l'évaluation de la solvabilité d'une personne
selon des critères prédéfinis lors de
l'obtention d'un prêt par exemple). Au lieu de disposer
de l'applicatif directement sur son site, la banque louerait
ce service. On peut aussi imaginer une personnalisation qui
s'appliquerait selon les terminaux d'accès (téléphone
Wap ou desktop). Les données transmises diffèrent
: c'est encore un processus donc un modèle différent.
Les
modèles restent le travail des développeurs
La création du modèle qui s'effectue à
partir de l'outil d'assemblage baptisé Designer reste
l'outil d'un développeur ou d'un informaticien. Il
permet de s'adapter à tout type d'environnement en
générant des objets java ou encore des transactions
type SAP, MQSeries...
Ce modèle s'installe au niveau de la plate-forme d'exploitation
qui peut être Windows NT, Sun Solaris ou encore Linux
Red Hat (à venir Windows 2000 et IBM AIX). Le moteur
de la plate-forme - Webengine-, basé sur le protocole
DSML (Directory Services Markup Language) organise ensuite
l'ensemble des méta-données des annuaires et
exécute à la volée les fonctions dynamiques
sur les sites Web. La personnalisation peut ensuite être
paramétrée par les acteurs métier de
l'entreprise.
La
France sera t'elle un marché réactif ?
La filiale française évoque avec fierté
quelques grandes références américaines
à dominante technologique (Cisco, Novell...). General
Electrics se serait également laissé séduire
par la solution pour la mise à disposition de ses services
financiers sur Yahoo! Finance. Le mode de facturation de la
plate-forme dépendrait du nombre de requêtes
simultanées sur le moteur. Néanmoins, la société
ne souhaite communiquer aucune idée précise
sur cet aspect. Hormis le fait que les projets menés
jusqu'à présent portaient sur des budgets de
"plusieurs millions de dollars..."
[Alexandra
Bissé , JDNet]
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