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Vendredi 8 décembre 2000

Bowstreet, nouveau player sur le créneau des "web services"

          

Les web services ou e-services pour reprendre l'expression de HP ou encore les NGWS (Next Generation Windows Services) de Microsoft constituent actuellement le nouveau cheval de bataille des éditeurs de l'e-business. L'idée générale qui sous-tend le concept repose sur le principe de la mise à disposition sur un site Web d'une fonction précise sans repasser par le développement complet de l'application. Ceci implique donc d'entrer définitivement dans l'ère du web dynamique et de raisonner non plus en terme de pages mais de modèles et de processus. Tout peut devenir processus si on réfléchit bien : depuis le simple affichage d'un logo en haut, à droite sur une page Web jusqu'au déroulement d'une transaction selon des critères bien précis... Ainsi les éditeurs prônent l'ASP, les composants réutilisables et la modélisation objet.

Les start-up investissent la niche
Quelques start-up spécialisés sur cette niche précise ont aussi fait leur apparition tels que WebMethods (principalement automatisation des échanges BtoB orienté XML : voir article) ou encore plus récent Webedisoft (automatisation des scénarios marchands, back office : voir article). Un nouvel acteur se fait connaître en France, il s'agit de l'américain Bowstreet qui a ouvert ses bureaux en septembre dernier à Paris.

Une plate-forme de modélisation Java et XML
Celui-ci a développé une plate-forme entièrement Java et XML (la Business Web Factory) permettant de générer des modèles schématisant les modalités d'un processus donné. "La personnalisation est également un des autres points forts de notre plate-forme, précise Patrick Penneroux, directeur technique de la filiale française. Celle-ci s'appuie sur la notion de profils : il est en effet possible d'appliquer très finement des paramètres précis d'utilisation du modèle."
La gestion des profils se fait via un annuaire LDAP qui a été privilégié par rapport à une base de données relationnelle impliquant des temps de réponse plus longs, selon le directeur technique.

Encapsuler les processus pour ses partenaires
En résumé l'éditeur se propose d'encapsuler un savoir-faire métier au sein d'un modèle qui pourra être réutilisable par des partenaires, des clients ou des collaborateurs. Ainsi on pourrait imaginer qu'un courtier en assurance met à disposition de partenaires banques un service tel que le "rating" de ses clients (l'évaluation de la solvabilité d'une personne selon des critères prédéfinis lors de l'obtention d'un prêt par exemple). Au lieu de disposer de l'applicatif directement sur son site, la banque louerait ce service. On peut aussi imaginer une personnalisation qui s'appliquerait selon les terminaux d'accès (téléphone Wap ou desktop). Les données transmises diffèrent : c'est encore un processus donc un modèle différent.

Les modèles restent le travail des développeurs
La création du modèle qui s'effectue à partir de l'outil d'assemblage baptisé Designer reste l'outil d'un développeur ou d'un informaticien. Il permet de s'adapter à tout type d'environnement en générant des objets java ou encore des transactions type SAP, MQSeries...
Ce modèle s'installe au niveau de la plate-forme d'exploitation qui peut être Windows NT, Sun Solaris ou encore Linux Red Hat (à venir Windows 2000 et IBM AIX). Le moteur de la plate-forme - Webengine-, basé sur le protocole DSML (Directory Services Markup Language) organise ensuite l'ensemble des méta-données des annuaires et exécute à la volée les fonctions dynamiques sur les sites Web. La personnalisation peut ensuite être paramétrée par les acteurs métier de l'entreprise.

La France sera t'elle un marché réactif ?
La filiale française évoque avec fierté quelques grandes références américaines à dominante technologique (Cisco, Novell...). General Electrics se serait également laissé séduire par la solution pour la mise à disposition de ses services financiers sur Yahoo! Finance. Le mode de facturation de la plate-forme dépendrait du nombre de requêtes simultanées sur le moteur. Néanmoins, la société ne souhaite communiquer aucune idée précise sur cet aspect. Hormis le fait que les projets menés jusqu'à présent portaient sur des budgets de "plusieurs millions de dollars..."
[Alexandra Bissé , JDNet]

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