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Vendredi
27 juillet 2001
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Arrêt annoncé du support des versions 10.7 par Oracle
: les clients protestent
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Le géant des solutions
d'entreprise Oracle
doit faire face à une grogne virulente de la part
de ses plus importants clients. Les innombrables entreprises
équipées de ses applications -parmi lesquelles
de très nombreuses multinationales- lui reprochent
d'arrêter tout support de ses produits de génération
10.7 à compter de fin 2002. Certaines structures
se sont déjà regroupées aux Etats-Unis
pour signer une pétition demandant le maintien
du support jusqu'à décembre 2004. Mais la
firme n'a accepté de rallonger le délai,
dont le terme était initialement fixé à
juin 2002, que jusqu'à décembre 2002.
La
politique de péremption, une spécialité
du secteur
Contacté
par JDNet Solutions qui lui a fait part de la décision
d'Oracle, Didier
Lambert, président de l'AUFO
(Association des utilisateurs français d'Oracle),
a réagi dans le même sens que ses homologues
américains : "C'est inadmissible !",
lance-t-il d'emblée, avant d'admettre que le procédé
se révèle surtout "fatigant" à
la longue. On connaît le goût du secteur des
nouvelles technologies pour la politique de péremption.
Cette loi qui veut qu'un PC, un système d'exploitation
ou un service Internet devienne obsolète en quelques
mois exaspère l'intéressé :
"sur des produits de bureautique, c'est moins important,
admet-il, mais sur de l'applicatif... vu l'importance
que ces produits prennent dans l'entreprise, c'est exaspérant".
Et notre homme sait de quoi il parle. Son poste de DSI
d'Essilor lui permet de dire qu'une migration complète
des applications vers la nouvelle version demande pas
moins de "quatre à cinq ans".
Relance
du secteur informatique oblige...
Lorsque
l'on aborde les budgets que de telles opérations
représentent, Didier Lambert rappelle que "la
maintenance équivaut à 22% du tarif de ces
solutions". On comprend dès lors que la révolte
gronde à l'idée que le service ne sera plus
assuré à partir d'une date butoir. Date
à laquelle le président de l'AUFO affirme
que le déploiement de l'actuelle version 10.7 "ne
sera pas fini", chez Essilor comme dans nombre d'autres
multinationales. Alors qu'une mise à jour est censée
pouvoir se faire, selon les contrats, sans frais supplémentaires,
Didier Lambert indique que le coût va bien au-delà
du prix de la maintenance : "en admettant que
l'on veuille reformer 1 000 utilisateurs à
l'occasion d'un upgrade majeur comme celui-ci, à
raison de deux jours par utilisateur, cela revient à
4 millions de francs". Au total, le DSI sait que
"la réécriture de toutes les interfaces,
les spécifiques et le reste portent ce montant
à plusieurs dizaines de millions de francs".
Mais que faire face à une industrie informatique
qui connaît une perte de vitesse vertigineuse aux
Etats-Unis et tente à tout prix de relancer les
investissements au plus vite ? Les entreprises clientes
savent que l'alternative qui consiste à changer
de fournisseur leur reviendrait encore plus cher. Pour
ne pas être les vaches à lait d'un secteur
en état de crise, celles-ci s'organisent, notamment
au sein d'associations telles que l'AUFO. "Nous devons
créer un groupe de travail avec des représentants
d'Oracle et les différents partenaires concernés,
décide immédiatement Didier Lambert, pour
se mettre tous d'accord sur un calendrier raisonnable
de ces opérations".
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[Pascal Bories, JDNet]
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