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30/08/01

Comment Galileo connecte sa plate-forme à ses différents clients

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Côtée à la bourse de New York, Galileo, place de marché consacrée aux produits du voyage, est dotée d'un actionnariat de compagnies aériennes - dont trois sont américaines et neuf européennes. "Ce qui explique notre présence des deux côtés de l'Atlantique", commente Vincent Lhoste, directeur commercial et marketing de la filiale française du GDS (système de réservation centralisé). Un positionnement géographique, qui place tout naturellement la société américaine en concurrence avec Amadeus en Europe, notamment pour l'Espagne, l'Allemagne et la France, mais aussi avec Sabre en Amérique du Nord. Principal avantage technologique mis en avant : des connexions client gérées à 100% en IP.

320 millions de réservations traitées en 2000
Le GDS de Galileo se connecte directement aux plates-formes des compagnies d'aviation, chaînes d'hôtellerie et autres sociétés de location de voitures. Basé à Denver aux Etats-Unis, le cœur de la place de marché s'appuie sur un mainframe IBM, tournant classiquement sous un système d'exploitation TPF (Transaction Processing Facility). En cas de panne, le tout fait l'objet d'un miroir dans un deuxième centre de calcul. "Nous suivons pas à pas les évolutions des produits d'IBM, ce qui nous conduit à effectuer des mises à niveau régulières", ajoute Christophe Desnoyer, directeur technique de Galileo France. Résultat : la société optimise en permanence son infrastructure technique, que ce soit en terme d'occupation immobilière ou de ressources mémoire et système. "Aujourd'hui, nous réfléchissons à la manière de développer notre offre en exploitant les capacités informatiques libérées depuis, et ceci sans réécrire l'application.", souligne le porte-parole. "Nous testons notamment l'émulation de systèmes d'exploitation non-propriétaires (tel que Linux)". Objectif affiché par Galileo: offrir à ses clients des solutions d'hébergement dans les architectures qui leur sont propres. "Un projet dans ce domaine est en cours d'implémentation pour TravelPrice", confie Christophe Desnoyer.

Un service d'installation sur mesure
Pour connecter les postes utilisateur, deux solutions de liaison IP s'offrent aux clients. D'une part, la mise en place d'une ligne spécialisée Sita, affichant un débit de 19,2 à 64 Kbits/s. D'autre part une connexion reposant sur un infrastructure de réseau privé virtuel (VPN). "Elle peut éventuellement s'appuyer sur l'intranet de l'entreprise ou sur son routeur ADSL", insiste Christophe Desnoyer. "Pour ce faire, nous nous calquons sur le plan d'adressage IP du réseau interne". Dans les deux cas, l'utilisateur final accède à la place de marché via un logiciel dédié. Baptisée Focal., cette application tourne sous Windows 95/98/NT.

Pour le déploiement, un chef de projet chez Galileo sera chargé d'effectuer un audit de l'équipement de l'implantation, puis de piloter les différentes phases de l'implémentation - qui peuvent être prises en charge par différents prestataires (mise en place du modem, des câblages, etc.). Objectif : compléter l'installation initiale le cas échéant. Au total, l'installation demande entre quelques jours et 6 semaines. "Et nul besoin de mettre en place de machines dédiées, de type OS2 ou autre; le seul matériel que nous fournissons est une imprimante (et son pilote pour PC) destinée à la sortie des billets", insiste le responsable, tout en précisant que le produit est réservé aux agences agrées par IATA (International Airlines Transport Association).

Des interfaces adaptables
Avec près de 320 millions de réservations nettes gérées en 2000, la place de marché limite le nombre de requêtes sur ses serveurs et le transfert des données vers les utilisateurs en stockant directement les images et autres graphiques (plans de villes, photos d'hôtels, etc.) sur la machine cliente. "Une opération qui a lieu au moment de l'installation du logiciel Focal", complète Christophe Desnoyer.

Pour connecter un système d'entreprise au GDS, le directeur technique présente plusieurs solutions. En amont, la société développe des interfaces d'EDI spécifiques pour dialoguer avec les bases de données des compagnies aériennes. "Il s'agit la plupart du temps de gros systèmes s'appuyant sur des formats de description spécifiques", pointe Christophe Desnoyer. "Bref, c'est à nous de nous adapter". Quant aux agences, elles optent parfois pour des solutions propriétaires, notamment autour de l'émulation de sessions d'écran. Schématiquement, ce procédé repose sur un automate qui interroge la plate-forme distante, puis analyse l'interface de réponse fournie afin de la traduire dans le langage approprié. De son côté, Galileo fournit deux types d'interfaces de programme d'application (API). La première générant des messages en Edifact, la seconde en XML. "Nous prévoyons de fournir prochainement un accès Web à nos données décrites en XML", annonce le porte-parole de la filiale française.

Une offre de services complémentaires

Parallèlement à son GDS, Galileo a mis en place plus récemment une plate-forme destinée à répondre à des problématiques connexes au monde du voyage. Visant également les agences, cette offre, qui se couple également avec une architecture de VPN, fournit un accès direct et gratuit aux services de trois types d'acteurs : des tours operator (comme FRAM, Jet Tour et Marmara), des assureurs spécialisés (tels que Elvia, CEA ou Contact Assurance), et des consolidateurs (Go, Look et Broker) - spécialisés notamment dans l'achat de 'vols secs'. Installé sur un serveur Web tournant sous UNIX, OpenLink couvre trois types de tâches : les connexions clientes, les accréditations d'accès, et les envois d'informations comptables ou de confirmation d'achats. "Il s'agit de semi-temps réel", précise Christophe Desnoyer. "Les confirmations sont envoyées aux partenaires sous forme de messages structurés en XML".

Que ce soit côté GDS ou côté OpenLink, la sécurité des sessions utilisateur est gérée au niveau de la couche réseau. Dans les deux cas, les données sont en effet encapsulées et isolées par le réseau privé virtuel, notamment grâce à des protocoles de chiffrement et d'authentification spécifiques.


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