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Article
14/09/01
Pourquoi le client-serveur n'a pas dit son dernier mot
Le client-serveur n'est
pas arrivé par hasard. Les années 70 et 80, que ce soit
sur terminaux ou sur PC, avaient fait la part belle
aux interfaces en mode caractère (saisie au clavier).
L'arrivée de machines plus puissantes aidant, les interfaces
graphiques basées sur le pixel ont pu voir le jour.
Avec une manipulation plus conviviale des applications,
sans perdre les avantages des applications caractère
ces interfaces ont dans un premier temps été freinées
par une complexité d'utilisation accrue, et bien entendu,
par des postes utilisateur pas toujours à la hauteur
en termes de performance (mémoire et puissance insuffisantes).
Mais assez rapidement, en fait dès le début des années
90, les nouveaux projets se sont majoritairement orientés
vers l'architecture client-serveur, alors qu'une partie
du parc applicatif a commencé à migrer du mode caractère
vers le client-serveur.
On le voit, les deux architectures,
fondamentalement différentes, ne répondent pas aux mêmes
besoins. Pour cette simple raison, il paraît un peu
hâtif d'enterrer le client-serveur qui présente toujours
des atouts conséquents pour les applications mettant
en œuvre des problématiques fortes de saisie, d'impression
ou qui doivent présenter des capacités graphiques évoluées.
Sans aucun doute, l'arrivée du Web, et plus généralement
des applications multi-canaux, a permis la refonte de
systèmes d'informations composés d'applications mode
caractère et client-serveur, et la mise en place de
nouveaux types d'application (sites institutionnels,
applications B2C, portails d'entreprise...). Mais il
reste des contextes particuliers où les technologies
web se révèlent trop inadaptées, où la migration n'est
pas envisageable.
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