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27/09/01
Débat:
Faut-il tourner définitivement la page du client-serveur
?
La Tribune de Franck Gonzales,
directeur technique d'Owendo, intitulée "Pourquoi
le client-serveur n'a pas dit son dernier mot"
a suscité des réactions. JDNet Solutions
ouvre le débat avec une première contribution
signée de Marc Muller, pdg de Dreamsoft, SSII
spécialisée entre autres dans les problématiques
d'intégration.
Là où Franck Gonzales proposait d'examiner
les mérites du client-serveur en fonction des
applications visées, Marc Muller appelle pour
sa part à tourner la page. Voici son point de
vue, résumé sous forme de questions-réponses.
N'hésitez pas à nous
écrire pour nous transmettre vos éventuels
commentaires.
Le
client-serveur aura-t-il participé à l'évolution des
nouvelles technologies ?
L'architecture client-serveur fut une évolution majeure
de l'informatique et pour deux raisons :
1.
une interface graphique plus conviviale permettant à
l'utilisateur un apprentissage plus aisé des applications
qui lui sont fournies
2.
une amélioration considérable de la productivité des
développeurs liés aux outils de développement proposés
qui ont permis d'offrir une plus grande réactivité aux
entreprises dans la mise en service de ses nouvelles
applications. Ce qui demandait des mois, voire des années
de développement en Cobol pouvait être mis en service
en quelques mois, et de plus avec une interface graphique
plus conviviale et donc plus intuitive pour l'utilisateur.
Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?
Peu d'acteurs sont encore présents, tous les nouveaux
outils de développements sont apparus, à travers des
sociétés américaines (fin des années 80 ou début 90)
comme Gupta (SQLWindows), Powersoft (PowerBuilder),
Microsoft (Visual Basic), Borland (Delphi), pour ne
citer que les plus connu et un français Nat System (NSDK).
Aujourd'hui Delphi doit posséder encore plus de 2 millions
d'utilisateurs dans le monde. Et il est vrai qu'il reste
encore un parc installé important d'applications client-serveur
en fonctionnement qui remplissent leurs devoirs. Mais
elles sont en attente d'une réécriture future...
Pourquoi ces applications client-serveur sont-elles
en voie de disparition ?
Ces produits ont rencontré plusieurs obstacles dans
leurs évolutions : ils n'était pas multi-plateforme
(peu ou pas de versions Unix), le développement
du client lourd (le poste utilisateur) a conduit à
une course effrénée vers la puissance du poste client
(Intel peut dire merci aux applications client-serveur),
et les réseaux ont connu une grosse croissance de leur
trafic, liée à des accès peu optimisés aux bases de
données. Enfin, n'oublions pas le problème le
plus rédhibitoire pour les grands comptes, à
savoir la difficile mise à jour des postes clients sur
lesquels étaient installées toutes ces
applications.
Les outils client-serveur n'ont-ils pas évolué
?
Bien avant l'arrivé du navigateur Web sur le poste client,
sont apparus des produits dits de "deuxième génération"
dont les traitements n'étaient plus positionnés sur
le client mais centralisés sur un serveur intermédiaire
tel que l'ont peu le voir aujourd'hui avec des serveurs
d'applications comme WebLogic de Bea ou WebSphere d'IBM.
Le fer de lance de la deuxième génération avait pour
nom l'éditeur Forte dont l'offre est aujourd'hui
maintenue par Sun. Ces produits ont comblé une
partie des lacunes de la première génération,
notamment multi-plateforme, architecture distribuée,
programmation objet.
Que manquait-il encore à ces logiciels de
deuxième génération ?
En fait, même les produits de seconde génération
n'ont pas eu le succès auquel ont pouvait s'attendre,
en grande partie à cause d'une complexité de mise en
œuvre très structurante (notation UML, programmation
objet, architecture distribuée). Or les clients étaient
habitués à une mise en œuvre rapide d'applications,
(d'où l'arrivé de méthodes de type RAD), et c'est ce
qu'ils ont retrouvé dans les développements adossés
aux technologies Intranet. Des développements
qui, eux, répondaient à leurs exigences: moins
de contraintes, une plus grande rapidité de mise en
œuvre, une centralisation des traitements et un client...
enfin léger.
N'avez-vous pas l'impression toutefois que les projets
fondées sur des technologies de l'ère
Internet comme les EJB ont dû mal à s'épanouir
?
Effectivement, tous les éditeurs ont misé sur les serveurs
d'applications Java et surtout sur les composants
EJB (Enterprise Java Beans), mais l'ont voit encore
que les entreprises ont préféré le développement de
Servlets ou de JSP (Java Server Pages) bien plus faciles
à mettre en œuvre.
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