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Xdrive
Technologies, société californienne
créée en 1999, a développé
une offre de stockage virtuel et de partage d'information
à distance, jusqu'ici disponible via son site
www.xdrive.com aux Etats-Unis : elle réunit actuellement
10 millions d'utilisateurs. La société
vient de signer aujourd'hui un partenariat technologique
avec Microsoft, qui va rendre accessible en standard
son logiciel Xdrive depuis l'assistant de publication
de Windows XP, et permettre aux utilisateurs de stocker
leurs fichiers sur le serveur hébergé
par Xdrive outre-Atlantique. En parallèle à
cet accord, qui vient pour l'essentiel surtout valider
le modèle technique de la solution et lui offrir
un nouveau canal de diffusion, Xdrive à commencé
à entamer des négociations avec les principaux
FAI et opérateurs télécoms européens.
Elle leur propose un service distinct des traditionnels
espaces offerts par ceux-ci aux internautes, qui pousse
la logique de la "virtualisation" un cran
plus loin.Explications.
Un espace disque "virtuellement"
illimité
Le principe du stockage virtuel selon Xdrive est simple
en apparence. L 'utilisateur se voit doté d'un
espace disque dit "virtuel" baptisé
"x" qui possède les mêmes caractéristiques
que le disque dur de son PC, à ceci prêt
que celui-là est hébergé à
l'extérieur. Il retrouve donc l'arborescence
classique de son disque sous forme de répertoires
et de dossiers, qu'il peut à son gré décider
de partager ou non avec les personnes de son choix.
Il ne s'agit donc ici pas de pages Web ou d'espace FTP
(File Transfer Protocol) tels qu'en proposent déjà
certains opérateurs Internet, qui renvoient via
une URL et un login vers un espace globalement partageable.
Xdrive propose plutôt une bibliothèque
virtuelle, qui organise et hiérarchise l'information
stockée avec une granularité inédite.
Il permet en outre de dépasser le problème
des limites de taille de fichiers imposées par
les serveurs SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) des
FAI, généralement bloqués à
5 Mo. En effet, Xdrive repose sur le protocole HTTP
(Hyper Text Transport Protocol) qui ne connaît
pas lui ce genre de limitation. On peut donc par exemple
accéder à un album photo de 50 Mo et y
apporter les ajouts ou modifications autorisées
par le créateur de l'album sans difficulté.
Avantage corrolaire : on peut accéder à
ces mêmes fichiers depuis un assistant personnel
(PDA, WAP, etc.) qui n'ont pas de capacité de
stockage propre... sous réserve de pouvoir se
connecter à Internet.
Une
technologie à base de Java
L'intégration du logiciel chez les opérateurs
est prise en charge par une équipe de Xdrive,
qui l'installe sur les serveurs Web, les serveurs d'applications
et les bases de données en fonction des cas.
Développé à partir de Java, l'application
Xdrive a été conçue pour être
aisément intégrable, et l'opération
relativement rapide. Toutefois Jean-Charles Cointot,
le vice-président EMEA Sud reconnaît que
le temps d'implémentation "pourra varier
en fonction des configurations et de l'architecture
technique existantes". Côté particulier,
l'utilisation du logiciel est transparente. Après
s'être enregistré une première fois
sur le site de l'éditeur et avoir téléchargé
des applets java, celui-ci sera automatiquement redirigé
vers le site de son FAI lors de ses connexions suivantes.
En outre, il pourra grâce à ces applets
sauvegarder par exemple un document Word sur lequel
il travaille directement sur son disque virtuel sans
avoir à initier une session internet (qui se
déclenchera d'elle-même en arrière-plan,
invisible donc pour l'utilisateur).
Quant au coût final du service pour l'utilisateur,
le vice-président de la société
n'a pas pu répondre pour le moment. "Cela
dépendra du prix que les opérateurs Internet
fixeront eux-mêmes à leurs abonnés",
a-t-il expliqué. A titre indicatif, le service
Xdrive accessible depuis le site .com est actuellement
facturé 4,95 dollars par mois pour 75 Mo. Un
peu cher quand on considère l'espace que réclament
certains fichiers MP3, sans parler même de la
vidéo. Le développement du service permettra-t-il
de faire baisser ce coût ? C'est bien l'avis de
Jean-Charles Cointot : "Il y a 2 ans pour ce prix
nous offrions 25 Mo d'espace disque."
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