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25/10/01

Sun dévoile (vraiment) Sun One

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Sun l'a fait ! Le serveur d'applications de l'éditeur (iPlanet Applications Server) intègre désormais un "listener" pour SOAP (Simple object access protocol). Avec cette mise à jour, c'est l'ensemble des applications de la suite du même nom qui entre dans l'ère des Web Services: ces petits composants capables de dialoguer entre eux quelles que soient les plates-formes sur lesquelles ils reposent (voir notre questions-réponses sur le sujet). Parmi les solutions d'iPlanet figurent un serveur Web (iPlanet Web Server), une solution d'intégration (iPlanet Integration Server) et un annuaire de profils (iPlanet Directory Server). En y ajoutant les outils de développement Forte, Sun profite donc de son entrée dans le monde de ce qu'il appelle les "Services à la demande" (Services on demand) pour enfin détailler la plate-forme Sun Open Net Environment -plus connue sous le diminutif Sun One.

J2EE complété par la Java XML Family

Dossier: La révolution des Web Services
> Sommaire
> Soap, WSDL, UDDI: comprendre le puzzle
> Interview: "Les Web Services vont se généraliser rapidement"
> Sun dévoile (vraiment) Sun One
Comment faire pour intégrer les Web Services à iPlanet alors que la dernière version de J2EE n'intègre pas encore les spécifications SOAP ? (voir notre article sur le sujet) "Nous avons mis en place un ensemble de briques additionnelles, baptisées Java XML Family", explique Emmanuel de La Gardette, responsable de la mise en pratique de la stratégie Sun One. Ce groupe de programmes inclut notamment Java Architecture for XML Binding (JAXB): un module conçu pour prendre en charge la transformation des appels d'objets Java en trames XML et réciproquement.

"A cela s'ajoute la mise en oeuvre des spécifications WSDL (Web Services description langage) dans le kit de développement Java (JDK), qui fournit entre autres les informations nécessaires (URL, type de message, etc.) pour invoquer les Web Services distants via l'envoi de messages SOAP", précise le porte-parole. Côté transactionnel, Sun propose HTTP comme protocole d'échange synchrone, ou bien sa propre technologie (le Java messaging). Quant aux envois en mode asynchrone, il sont assurés grâce à Java Message Service (JMS). "Il s'agit là d'une interface de programmation d'applications", commente Emmanuel de La Gardette. "Elle peut donc être utilisée pour échanger des messages avec n'importe quelle plate-forme distante, même si celle-ci ne repose pas sur une architecture Java".


JMS et SWAT complètent les protocoles
Capable de gérer les transports HTTP, JMS joue le rôle d'un courtier de messages. Tout comme HTTPR d'IBM (R pour Reliable), il inclut la totalité des fonctions nécessaires à l'acheminement de messages: confirmation de réception, gestion de leur intégrité, etc.
Pour compléter ce module, l'éditeur a mis au point SOAP With Attachment (SWAT). A la manière du format DIME (Direct Internet message encapsulation) de Microsoft, ce protocole véhicule des documents multimédias avec les messages SOAP. Cependant, alors que la firme de Redmond propose la formule de l'encapsulation, Sun table sur la méthode du fichier attaché. "Cela allège le travail de l'analyseur lors de l'étape de réception, et par conséquent optimise la charge mémoire de la machine", souligne Emmanuel de La Gardette. Mais la gestion des objets complexes reste encore mal assurée par SOAP et figure au programme des travaux de la communauté des partenaires Sun.

Côté outils de développement, la suite Forte intègre elle aussi la dimension des Web Services. Capable de générer une interface WSDL à partir de composants Java de type EJB (Enterprise JavaBeans), elle comprend des modules pour assurer la distribution des services, par exemple à travers l'appel de ces interfaces distantes. "L'annuaire iPlanet Directory Server peut dès maintenant être utilisé comme serveur de Web Services", insiste-t-on chez Sun. Pour cela, la firme s'est appuyée parmi d'autres sur les spécifications d'UDDI. Pointant du doigt le modèle relationnel sur lequel se base l'annuaire lancé par Microsoft, Emmanuel de La Gardette explique: "il vaut mieux utiliser une structure de base de données ne nécessitant aucune rupture de protocole, notamment pour des raisons de performance. C'est ce à quoi nous nous employons".

"Un Web Service peut tout à fait être publié sur un site grâce à iPlanet Portal Server", enchaîne Emmanuel de La Gardette. C'est une feuille de style XSLT qui assure la transformation des données en HTML ou leur intégration à un script au format JSP (Java server page).
Quant à la solution d'intégration iPlanet Integration Server, elle offre JCA (Java connector architecture): une architecture de composants pour créer des connecteurs vers n'importe quelle application tierce. "Et pourquoi pas des Web Services", conclut le responsable.


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