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| Real
mise sur les intranets vidéo |
| RealNetworks a profité du lancement de la version 9 de son codec pour renouveler son offre entreprise. Au programme, gestion et déploiement des players à distance, fichiers moins lourds, etc ... (Lundi 6 mai 2002) |
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Real
Networks a annoncé le 24 avril la sortie de
la version 9 de son codec. Aucune mise à jour des
serveurs n'est nécessaire : seuls les players et
les encodeurs devront être updatés. Real
estime que cette nouvelle version diminue le poids de
ses fichiers de 30%, ce qui placerait son format loin
devant le Mpeg4. Si l'on en croit les données de
l'éditeur, ses fichiers vidéo pèseraient
moitié moins que ceux de son concurrent - à
qualité égale.
Orienté
entreprise
Dans le même temps, Real a lancé
une nouvelle offre pour les entreprises composée
de plusieurs modules :
Une version dépouillée du player : pas de
publicité, de radio ou de MP3, mais quelques possibilités
de personnalisation.
Le serveur de streaming, qui peut être éclaté
en plusieurs entités pour répartir le débit.
L'outil d'administration à distance, qui permet
à un administrateur réseau de déployer
ses players depuis son poste et qui permet de contrôler
une quarantaine de paramètres - la bande passante,
les restrictions d'accès, la gestion des proxys
par exemple, ce qui constitue un atout de taille dans
la lutte avec Microsoft.
L'outil d'encodage et de création, qui est désormais
concu pour être utilisé de façon décentralisée.
S'ajoute à celà
diverses possibilités : la gestion du DRM (gestion
des droits numérique) qui permet de contrôler
l'accès à des documents protégés,
la synchronisation avec des slides shows, et le multicasting
- qui permet de diffuser la même vidéo sur
des dizaines de milliers de postes en même temps.
Pour l'instant, RealVidéo
9 n'est disponible que sur plate-forme Windows. Mais Cédric
Gurgand, manager chez
RealNetworks
France, affirme que l'offre sera portée sur "SunSolaris,
Linux et MacOS d'ici la fin de l'année". Un
gros effort a été fait pour réussir
à faire passer de la vidéo dans les tuyaux
des Intranets: "C'était rarement possible
il y a un an. Mais nous avons travaillé pour rendre
la charge plus supportable pour un Intranet. Il est désormais
possible de décentraliser les serveurs de diffusion
; la taille des fichiers générés
par les codes a quant à elle fondu : en deux ans,
nous avons donc divisé la bande passante nécessaire
par six. Aujourd'hui, on peut par exemple envisager 4 000
diffusions simultanées sur un Intranet de 100 000
postes. Il en coûtera 50 000 à 100 000
euros au total". A condition que l'Intranet soit
suffisamment solide pour supporter cette charge...
Les
applications
La vidéo
en entreprise représente déja un marché
de 50 clients de plus de 1 000 postes pour RealNetworks.
"TotalFinaElf, France Télécom, et toutes
les grandes banques d'affaires sont clients chez nous.
Toutes les sociétés du Cac40 communiquent
leurs résultats en vidéo. Mais au delà
de la communication externe, la vidéo en Intranet
est un excellent vecteur pour le e-Learning et pour l'information
en entreprise. Chez Cisco, les acquisitions sont si courantes
que les cadres ont longtemps été perdus
dans l'organigramme : ils ne recevaient que des mails
interminables pour s'informer. En passant à la
communication vidéo, la connaissance de l'entreprise
a été largement améliorée".
RealNetworks tente
donc une diversification tardive de son business model,
à l'origine ciblé sur le B to C. Cette stratégie
pourrait permettre au concurrent numéro un de Microsoft
sur les players de
diversifier ses sources de revenus : "Nous prévoyons
que notre activité orientée entreprise génèrera
50 % de notre chiffre d'affaires dans moins d'un
an". Une bouffée d'oxygène qui devrait
permettre à RealNetworks d'envisager sereinement
l'avenir : "Notre chiffre d'affaires pour 2001 s'est
monté à 190 millions de dollars. Notre bénéfice
avant provisionnement était de 9,8 millions et
nous disponsons de 300 millions de réserves financières",
précise Cédric Gurgand. Face au géant
de Seatlle, le petit poucet qu'est Real pourrait bien
faire échec aux vélléités
monopolistiques du Media Player de Windows. Un sujet sensible
qui a d'ailleurs animé récemment les débats
du procès Microsoft.
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