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Panorama : les bases de données XML
Bases de données traditionnelles ou bases XML natives ? Tour d'horizon de l'altenative pour stocker les documents XML. (Mardi 25 juin 2002)
     
C'est au début de l'année 1999 que le XML, langage de description et de structuration de données, commence à apparaître au sein des notices techniques de certaines solutions d'entreprise. A l'époque, les premiers éditeurs à s'y intéresser se recrutent principalement dans le domaine de la gestion de contenu et dans celui des standards d'échanges BtoB. Elaboré pour faciliter la réutilisation des données, eXtended Markup Language se résume à l'origine en un vocabulaire de description d'unités d'information couplé à un dispositif permettant de publier celles-ci sous différentes formes (HTML, WML, etc.).

Dans les années qui suivent, cette sphère d'application évolue vers le segment de l'intégration : d'un simple langage
de balisage de données, XML se voit enrichi de briques pour travailler plus intimement avec les applications (XML Schema, etc.). A cela s'ajoutent aujourd'hui d'autres déclinaisons qui pourrait l'ériger dans le futur en moyen universel de description d'interfaces inter-applicatives : un mouvement popularisé récemment avec l'émergence de la technologie des Web Services.

Investissant avec le temps tous les étages du système d'information, les documents XML doivent, comme n'importe quel type d'informations au format électronique, être stockés dans un référentiel pour être répertoriés. Plus communément appelée "base de données", cette catégorie de solutions à pour but de classer les contenus en vue d'en faciliter la gestion depuis des applications tierces.

Editeurs traditionnels contre pure player
Sur le segment des bases de données prenant en charge le format XML, on distingue deux grandes catégories de produits :

Les bases de données relationnelles :
Ces outils s'adossent traditionnellement à un système de gestion de base de données (SGBD) pour organiser les éléments d'information (fichiers, textes, images, etc.) au sein d'une structure de tables liées entre-elles. Une galaxie de contenus structurés qu'ils rendent accessibles depuis une application cliente par le biais de langages de requêtes - exécutées via des interfaces (telles que ODBC et JDBC). Pour l'heure, le vocabulaire le plus utilisé pour l'interrogation de bases de données demeure le langage SQL (pour Structured Query language).

Avec la montée en puissance du XML, les éditeurs positionnés sur ce créneau tentent d'évoluer : la plupart d'entre-eux ont mis en place des mécanisme permettant d'intégrer à leur produit des documents dans ce format. Certains ajoutant d'ores et déjà une couche de structuration XML à leur référentiel propriétaire (c'est notamment le cas d'Oracle).

Les bases de données XML natives :
Aux côtés de ces acteurs traditionnels, plusieurs éditeurs proposent des applications XML natives. Schématiquement, ce type d'outils s'articulent autour d'un référentiel de contenu qui repose sur les briques du langage XML relatives à la description et à la structuration de données (DTD, XML Schema, etc.). Côté logiciel client, les langages de requêtes qu'ils supportent sont également décrits à l'aide de vocabulaires XML. Il s'agit principalement de XQuery et de XPath.

Vers l'avénement des bases XML natives
Quels sont les avantages d'une base de données XML native ? Formatant les contenus dans une forme unique, ce type de solution se révélerait particulièrement intéressante pour traiter de grandes quantités d'informations non-structurées. "Nul besoin d'élaborer une logique de classement de manière programmatique comme l'imposent les bases de données relationnelles", nous expliquait Philippe Vauclair, vice-président d'Ixiasoft, lors d'un récent entretien. La substitution d'une structure XML à cette logique applicative se traduirait notamment par des temps de réponse nettement améliorés. "Sans compter que les outils traditionnels demandent d'allouer des espaces à chaque catégorie de données (ou champ) ce qui contribue à réduire d'autant plus la performance de l'ensemble", indiquait encore le porte-parole. Autre avantage souligné : le caractère standard du langage XML permettrait de catapulter cette brique de stockage au centre du système de gestion des processus orchestrés dans l'entreprise... mais également entre l'entreprise et ses partenaires.

Cependant comme toute solution récente, les bases de données XML présenteraient également certains inconvénients : parfois considérée comme onéreuse, force est de constater que cette technologie n'a pas encore fait ses preuves.

Les bases de données relationnelles
DB2 (IBM) En vue d'accueillir des documents XML, DB2 a été complété d'un nouveau module : XML Extender. Concrètement, ce dispositif a pour but de traduire un document au format XML pour intégrer les données qu'il contient au sein de la structure relationnelle de la base.
Oracle 9i (Oracle) Oracle 9i s'adosse à une fonction appelée XML Database Support (XDS) en vue d'intégrer directement des contenus XML dans ses colonnes. Une technologie qui lui permet aussi de décrire sa structure relationnelle au format XML et, à l'inverse, des données XML sous forme relationnelle.
SQL Server (Microsoft) Annoncée pour début 2003, la prochaine version de l'outil de Microsoft devrait supporter les données XML de manière native tout en assurant la définition de tables dans le même format.
Sybase ASE (Sybase) La version actuelle de Sybase ASE stocke et indexe les fichiers XML au sein de sa structure. Ce qui lui permet ensuite de supporter les requêtes au format XQL lancées sur cette catégorie de contenu.
Les bases de données XML natives
Tamino (Software AG) Tamino XML Server couple une base de données XML à une base de données relationnelle (ODBC et JDBC). Une structure qui lui permet de constituer des documents XML bâtis à partir de sa propre structure relationnelle, mais également d'autres sources (systèmes de fichiers, etc.)
Ipedo XML Database (IPedo) Ipedo XML Database a été conçue pour prendre en charge les documents XML au sein d'une structure dans le même format. Pour ce faire, elle propose des mécanismes d'indexation et de classement -qui s'appuient sur un système de catégorisation XML (couplant DTD et XML Schema).
TextML (IXiasoft) Tout comme Ipedo, la solution d'IXiasoft accueille des documents XML. L'outil s'appuie sur le "parser" d'IBM pour indexer l'ensemble des attributs XML en question sous forme de meta-données (auteur, titre, etc.). Un méthode dessinée pour faciliter les développements clients (syndication, recherche, etc.).
[Antoine Crochet Damais, JDNet]
 
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