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La version 1.0 de XML (pour
eXtended Markup Language) voit le jour le 10 février
1998. Aujourd'hui, le langage de marquage a fait plus
que creuser son trou, et notamment sur deux grandes problématiques :
la standardisation des messages échangés
au sein des architectures d'intégration d'applications
d'une part, la publication d'un contenu unique à
destination de plusieurs types de terminaux d'autre part.
GML:
l'ancêtre du XML
Mis au point
sous l'égide du W3C (World Web Wide Consortium),
XML est développé à partir de 1996 par un groupe
de travail : le XML Working Group. Il est présidé
à ses débuts par Jon Bosak de Sun Microsystems.
L'objectif central de cette équipe consiste alors
à adapter au Web un langage connu sous le nom
de SGML. Elaboré en 1980 par l'American National
Standards Institute (ANSI), ce dernier est lui même
issu du GML (Generalized Mark-up Language) - dont la
conception a été initiée par IBM
dès la fin des années 1960.
Le
SGML est jugé particulièrement puissant en termes
de possibilités. Principal revers de la médaille :
sa grande complexité le rend peu adapté aux transactions
Web. "Le SGML était le langage de description de
contenus structurés dont est aussi issue une autre instance
qui a joué un rôle clef dans l'essor du Web : le HTML,
indiquait récemment dans nos colonnes Jean-François
Abramatic, vice-président de la R&D d'Ilog et ancien
président du W3C. Il a été conçu pour décrire
de façon standardisée des catalogues aussi
importants que la documentation d'un avion ou d'une
centrale électrique."
De la
description des données...
De la même
manière, XML assure dés son apparition
le typage de données techniques (par le biais
de DTD). Une fonction qui lui donne tout loisir de dépasser
la rigidité du HTML, dont le mode de balisage
n'autorise ni l'utilisation systématique de meta-données
ni la séparation entre contenus et couches de
publication.
Dans les années qui suivent, les travaux du W3C
se poursuivent avec une vision unique : faire passer
XML du statut d'un simple standard de gestion documentaire
à celui de véritable langage de programmation.
Au fil des mois, les nouvelles briques se succèdent :
les feuilles de style XSL et XSLT (eXtensible Style
Language Transformation) pour mettre en oeuvre une publication
multicanal vers divers formats de présentation
(HTML, WAP, etc.). Puis XML Query pour concevoir des
requêtes et extraire des données d'une base XML. Et
enfin XML Schema - qui affine la méthode de structuration
des données offerte jusqu'alors par les DTD.
... à
celle des composants Web
Plus récemment, ces améliorations ont donné
naissance à des solutions entièrement novatrices.
On relève notamment l'apparition de bases de données
natives XML - exploitant les vertues de ce langage pour
structurer leur contenu à la manière des
bases relationnelles. Les Web Services, interfaces interapplicatives
décrites au format XML, figurent parmi les dernières
nées des applications issues du fameux meta-langage.
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