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Infrastructure/Chantiers
L'Internet sur une prise électrique ?
Le courant porteur en ligne (CPL) n'est pas encore un concurrent sérieux de l'ADSL, mais il défie déjà le WiFi et le LAN ethernet. Avec des prix et des débits intéressants. (Mardi 25 février 2003)
     
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Accèder à Internet sans avoir besoin d'installer une prise téléphonique, ou de tirer un câble réseau: telle est la promesse du CPL (courant porteur en ligne), émergé des laboratoires il y a déjà cinq ans, mais qui semble entrer seulement aujourd'hui en phase d'industrialisation.

Entre temps, les ambitions ont été revues à la baisse : pas question de jouer sur le même terrain que l'ADSL, mais plutôt de viser les réseaux locaux, avec deux nouveaux adversaires désignés : le WiFi et le LAN. Et quelques réalisations emblématiques, comme celle d'une école municipale de Chelles en septembre 2002, sont d'ores et déjà là.

L'ADSL a encore de beaux jours devant lui

Dès l'année 2000, France Telecom et EDF avaient pourtant expérimenté in situ l'accès à Internet par courants porteurs, qui promettait d'être moins cher et plus rapide que l'ADSL. Mais ces expérimentations n'ont débouché sur aucune offre commerciale à ce jour. A qui la faute ? Côté législatif, l'ART n'a pas encore établi de cadre qui permette d'offrir un service d'accès Internet via CPL. Côté technologique, la qualité de service du CPL n'est semble-t-il pas toujours au rendez-vous. Les débits peuvent ainsi chûter lorsque l'on branche des appareils très gourmands en énergie sur le réseau électrique.

Et puis... Les utilisateurs finaux ne sont sans doute pas prêts à faire confiance à cette technologie encore un peu jeune. La société allemande RWE a bien tenté de proposer un accès Internet "CPL" aux 3 millions d'abonnés à son réseau électrique : de mars 2001 à septembre 2002, elle n'a séduit que 2 000 internautes, avec une offre pourtant alléchante à 2 Mbit/s pour moins de 30 euros par mois. Un exemple qui aura probablement tempéré l'enthousiasme des plus fervents défenseurs du CPL en Europe.

En attendant une embellie, le CPL a décidé de prendre position à l'intérieur des murs, là où il dipose de sérieux atouts pour concurrencer le LAN - bien établi - et son challenger sans fil - le WiFi - sur le terrain des accès Internet. Avec 5 à 20 Mbit/s réels, le CPL est un peu plus rapide que le WiFi, mais 5 à 20 fois moins rapide que les réseaux LAN de dernière génération.

CPL contre WiFi
Mais le CPL est plus cher que le WiFi : il faut compter près de 1500 euros pour relier un modem ADSL au réseau électrique, et 150 euros par carte pour chaque machine connectée au réseau - contre 100 euros pour le WiFi. Des prix qui pourraient baisser rapidement, et mettre en concurrence WiFi et CPL dans les lieux non câblés en LAN. D'autant plus que le CPL pose - a priori - moins de problèmes de sécurisation que le WiFi.

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Du haut de ses débits de 100 Mbit/s de vitesse de transfert, et de ses équipements à moins de 20 euros par machine, le LAN semble imbattable. Mais il oblige à déployer un réseau câblé, ce qui revient au final parfois plus cher qu'un réseau CPL ou WiFi. Notamment dans les lieux qui ne sont pas encore câblés, surtout si la distance entre les postes est grande.

Les entreprises les plus actives sur ce marché sont Ascom, EasyPlug, Schneider Electric et X10. Demeure cependant un obstacle de taille : dans l'état actuel des choses, le CPL reste déconseillé pour les applications critiques.

[Nicolas Six, JDNet]
 
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