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| Management |
| Optimiser
ses dépenses informatiques avec une méthodologie préétablie |
| Un cadre de travail comme l'ITIL propose un ensemble de conseils pour augmenter l'efficacité et réduire le coût d'un système d'information. Examen. (Mardi 18 mars 2003) |
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Comment déployer un
système d'information en cohérence avec son ou ses métiers,
à la fois en termes de services rendus et de dépenses
? Cet enjeu nécessite d'élaborer un annuaire de règles
de bonnes pratiques adapté à l'entreprise. Un projet pour
lequel des méthodologies préétablies existent d'ores et
déjà.
Au chapitre de ces cadres de travail, on compte notamment
l'ITIL (pour IT Infrastructure Library). Conçu
par l'état britannique, ce framework de
guides fait aujourd'hui figure de référence
sur le terrain de l'optimisation des services informatiques.
Une
initiative de longue date
Lancé par
l'agence centrale des télécommunications
de Grande-Bretagne (CCTA), le projet voit le jour dans
les années 1980. A l'époque, le CCTA mène
une étude visant à mettre en valeur les
techniques de management informatique définies
au sein de diverses sociétés anglaises.
De cette enquête, il décide ensuite d'extraire
un certain nombre d'éléments généralisables
à l'ensemble des secteurs de l'économie...
Un corpus qui donne finalement naissance à la première
version de l'ITIL.
Au fil des années, l'ITIL est devenu un véritable standard
en Europe, continent où il serait exploité par plusieurs
centaine d'acteurs tous domaines confondus. Plus récemment,
il s'est également implanté sur les marchés nord-américain,
principalement par le biais de cabinets de conseil comme
Ernst & Young ou PriceWaterhouse Coopers. Pour l'heure,
c'est au bureau en charge de la stratégie de gestion des
fournisseurs du gouvernement britannique (OGC) qu'incombe
la responsabilité de faire évoluer cet outil.
Un
assistant de gestion de la qualité
Schématiquement,
le but poursuivi par l'ITIL est d'améliorer la
gestion de l'ensemble des solutions et autres prestations
techniques offertes par l'entreprise à ses utilisateurs
finaux - qu'ils soient internes ou non. Sans oublier celle
des infrastructures sous-jacentes, c'est-à-dire
les réseaux et systèmes (matériel
et logiciel) supportant ces solutions.
Pour répondre au mieux à ces problématiques,
la grille dessinée par l'OGC incite à la
prise en compte d'un certain nombre de conditions. Des
contraintes budgétaires aux exigences et espérances
des utilisateurs en passant par la complexité du système
à mettre en place, elles sont assez nombreuses.
Objectif affiché : ne pas se contenter de fournir
une méthode universelle de management, mais plutôt
un procédé permettant d'élaborer
un plan d'organisation (ou d'audit), identifiant responsabilités
et rôles de chacun, au regard des spécificités
de la société (métier, etc.).
Des guides
tombés dans le domaine publique
Le principal avantage
de l'ITIL ? Les guides proposés par l'OGC
ont été versés dans le domaine public
dès l'origine du projet. Une caractéristique qui
contribue sans doute à expliquer la popularité
du framework, ce qui est notamment vrai au sein
de grands groupes des secteurs financier et télécom.
Face à cette solution, les alternatives propriétaires,
telles que l'Operations Excellence Model (Meta Group),
font pâle figure. Moins facilement personnalisables
selon certains analystes, elles demeurent le plus souvent
attachées à des implémentations et
des prestations de services bien spécifiques. Un
segment que certains jugeront malgré tout plus
sécurisant au vue de l'expertise des SSII qui l'occupe.
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