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| Infrastructure/Chantiers |
| Stockage
et archivage des mails : les critères de choix |
| Principaux critères de choix d'une solution, en fonction des priorités affichées par l'entreprise. (Mardi 1 juillet 2003) |
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Pour bien choisir une solution
de stockage et d'archivage des mails, plusieurs questions
clés doivent être posées au préalable.
Mais avant toute chose, il faut avoir à l'esprit
que ce marché et ses applications n'en sont qu'à
leurs débuts. On a donc affaire à des offres
émergentes qui se structurent au fil des mois et
qui sont proposées par des acteurs historiques
du secteur du stockage en général, chacun
ayant sa spécificité propre.
Quelle
solution pour quel usage ?
Cela étant
dit, pour bien choisir, il faut dans un premier temps
savoir quel niveau de "couverture" on souhaite
obtenir, c'est-à-dire savoir quels services la
solution doit rendre. Cela va du simple stockage jusqu'au
coffre-fort sécurisé en passant par l'archivage
interactif (réalisé par les utilisateurs
eux-mêmes). Certaines entreprises pratiquent la
politique des quotas, cette dernière pouvant générer
pour les utilisateurs non avertis des dommages irréversibles.
Avec les quotas, ces utilisateurs réalisent en
effet un nettoyage le plus souvent trop rapide - suite
à l'alerte que l'administrateur leur a envoyée
- donc forcément insatisfaisant par rapport aux
informations qu'ils auraient pu ou dû garder. Pour
ceux, en revanche, qui s'y connaissent un peu plus, la
sauvegarde sur leur poste client des fichiers PST (fichiers
Exchange) est le plus souvent effectuée de manière
anarchique et sans aucune visibilité pour l'entreprise.
Entrée,
milieu et haut de gamme
Le choix va donc
osciller entre des solutions de base de type Email Archiv
Manager de StorageTek - si l'on ne souhaite qu'un archivage
sans valeur ajoutée - ou, à l'inverse, Digital
Safe de CDC Zantaz - pour ceux qui veulent une protection
maximale de leurs données -, avec redondance des
serveurs et accès sécurisé à
l'interface Web.
Entre les deux, Legato, KVS et IXOS Software (les trois
principaux acteurs en Europe) offrent des solutions intermédiaires
assurant de nombreuses fonctionnalités qui permettent
notamment d'organiser le stockage des données -
par indexation des titres, corps de message et pièces
attachées -, la reconnaissance des différentes
versions d'un même document stocké et la
migration des mails vers des serveurs de stockage de qualités
différentes en fonction de règles prédéfinies.
Par exemple, pour une direction d'entreprise, les mails
pourront être migrés vers un serveur haute
disponibilité alors que pour un service comptabilité,
les factures pourront être stockées sur des
systèmes (et disques) moins onéreux donc
plus longs d'accès.
Pression
réglementaire
Il faut par ailleurs
s'interroger sur le degré de pression réglementaire
auquel l'entreprise est soumise, afin d'anticiper les
futures lois qui ne manqueront pas d'apparaître
en Europe dans un horizon de 3 à 5 ans. Si l'entreprise
est une société de bourse par exemple, outre
l'enregistrement des conversations téléphoniques,
elle se doit de prévoir la sauvegarde et le stockage
des mails entrants et sortants sur des supports non réinscriptibles
(supports WORM : Write Once, Read Many). L'offre Disk
Extender de Legato le permet notamment, orientant les
mails vers tel ou tel support en fonction de critères
choisis par l'entreprise.
Dans certains cas,
la législation peut également imposer que
des "auditeurs" ou "superviseurs"
contrôlent et surveillent le contenu de ces mails.
La fonction de journalisation de l'offre Ixos le permet,
tout comme la solution Email Examiner de Legato. Autre
aspect important dans ce thème lié à
la réglementation, la possibilité de programmer
la destruction des données après la durée
légale de conservation des documents.
Une solution, quelle qu'elle
soit, permet en règle général d'économiser
sur le budget consacré à la gestion des
mails. Le coût d'un Gigaoctet en technologie SAN
(Storage Area Network) chez EMC étant évalué
à 250 euros, contre 30 euros en contenu fixe, sans
compter la maintenance.
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