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Le niveau de sécurité
assuré par certains organismes gouvernementaux
aux Etats-Unis se révélerait insuffisant
si l'on en croit deux exemples récents qui ont
de quoi inquiéter, puisqu'ils concernent rien moins
que le département de la défense américain
lui-même, ou, dans l'autre cas, un sytème
de vote électronique ne répondant pas aux
normes élémentaires de protection des scrutins...
Une
infrastructure inadaptée
Côté
DoD (Department of Defense), des insuffisances considérables
ont été mises en avant suite aux analyses
d'une commission d'experts (faisant notamment intervenir
le Center for Education and Research in Information
Assurance and Security, ainsi que le US General Accounting
Office). En choisissant des logiciels commerciaux répandus,
il semblerait ainsi que le département de la
défense des Etats-Unis ait réalisé
une économie de bouts de chandelles qui pourrait
à terme se révéler dangereuse ...
Ceux-ci sont en effet loin
d'être fiables dans des environnements aussi menacés
que peut l'être ce haut lieu de la sécurité
américaine, qui a subi l'an dernier plus de 50.000
attaques de la part de pirates, terroristes, ou encore
services d'informations de puissances étrangères...
Autre point faible: les
logiciels sont trop souvent utilisés sur un grand
nombre de systèmes, menaçant ainsi l'effondrement
d'une partie importante de l'assemblage en très
peu de temps... S'il est vrai qu'une infrastructure
homogène permet des interventions plus rapides,
le risque encouru fait néanmoins réfléchir...
Conscient de ces faiblesses,
le Pentagone prend actuellement des mesures afin de
répondre aux normes de sécurité
requises par le Federal Information Security Management
Act, plus en adéquation avec l'importance des
informations qu'il protège.
Des
élections falsifiables ?
Deuxième
source de questionnement, les systèmes de vote
électronique proposées par Diebold: utilisées
à plus de 32.000 exemplaires en novembre 2002,
celles-ci ne seraient cependant pas fiables...
Un
groupe de chercheurs de l'Information Security Institute
aurait dévoilé, après avoir analysé
le code source utilisé par ce service, des failles
majeures inacceptables: outre la possibilité
de rompre l'anonymat des électeurs, même
un pirate débutant serait capable de voter plusieurs
fois, ou d'annuler certains scrutins...
Une
vulnérabilité pour le moins inquiétante,
qui devrait garantir l'utilisation de bulletins de votes
plus "classiques" pour quelques années
encore...
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