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| Quand
Lindows incite les clients de Microsoft à se plaindre...
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| L'éditeur open source Lindows facilite le dépôt de plaintes des clients californiens de Microsoft afin qu'ils puissent bénéficier du milliard de dollars de compensations promis par l'éditeur. (Lundi 6 octobre 2003) |
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Dans le match qui oppose la
société Lindows à Microsoft, éditeur
du système d'exploitation Windows, tous les coups
sont permis. L'éditeur Open Source a en effet ouvert
un site, baptisé MSfreePC,
qui permet aux entreprises et citoyens californiens de
postuler pour recevoir les indemnisations prévues
par l'accord
conclu entre Microsoft
et l'Etat de Californie.
Des
plaintes en série ?
Cet accord fait
suite au procès anti-trust initié en février
1999 par le département de justice (DoJ) américain
et et qui a débouché, en mars dernier, sur
un jugement désignant Microsoft comme violant le
Sherman Antitrust Act. Dans un accord entré
en vigueur le 16 juin dernier et conclu avec l'Etat de
Californie, Microsoft s'engageait à verser 1,1
milliard de dollars de compensations, sous forme de bons
d'achat, aux clients ayant acheté des logiciels
tels que MS DOS ou Windows entre le 18 février
1995 et le 15 décembre 2001.
Normalement, pour bénéficier de ces mesures,
les clients doivent remplir un questionnaire
sur le site de Microsoft ou appeler un numéro de
téléphone dédié. Mais ce qui
dérange fortement Microsoft, c'est que Lindows
- éditeur du système d'exploitation éponyme
capable de faire tourner des applications Windows sans
Windows - propose sur le site MSfreePC de postuler à
ce programme d'indemnisations, alors qu'il vend des produits
concurrents aux siens.
Echanges
de lettres
Et que Lindows
propose, en plus, de gagner une station de travail d'une
valeur de 169 dollars aux 10 000 premiers acheteurs
dépensant 100 dollars sur le site MSfreePC, la
coupe est pleine pour Microsoft. Un échange de
lettres a donc eu lieu entre les deux sociétés.
La première émanait de Microsoft, le 26
septembre dernier, enjoignant Lindows à fermer
son site, en raison du caractère frauduleux et
illégal des demandes d'indemnisation recueillies
par Lindows sur son site, selon les avocats de la firme
de Redmond. Parmi les arguments avancés : l'absence
de signature physique des demandes d'indemnisation et
l'impossibilité pour des revendeurs ou éditeurs
de gérer les plaintes pour le compte des clients
concernés.
Lindows, dans une lettre rendue
publique le 30 septembre dernier, a répondu que
la signature électronique était parfaitement
valable et que si Microsoft voulait engager un procès,
Lindows y était disposé. Dans ce match,
verra-t-on le score évoluer prochainement entre
les deux sociétés (cf notre article sur
la première
manche remportée par Lindows en mars 2002 relativement
au nom Lindows, jugé trop proche de Windows par
Microsoft)
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