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Le Cigref (club informatique
des grandes entreprises françaises) poursuit sa réflexion sur la gouvernance des
systèmes d'information. Dans un nouveau rapport intitulé "Parties prenantes du
système d'information", il définit le rôle de chacune d'elles et examine comment
ces rôles se traduisent dans les organisations actuelles pour préciser les notions
de maîtrises d'œuvre et d'ouvrage.
Le
club a identifié six catégories de parties prenantes du système d'information
:
Catégorie
"interne à l'entreprise" : cette comprend la direction générale, les directions
fonctionnelles, les directions métiers, la DSI et les entités informatiques ;
Catégorie
"interentreprise" où sont classés les concurrents, les fournisseurs, les
partenaires, les consultants et les associations professionnelles comme le Cigref
lui-même ;
Catégorie
"Finance et Audit" avec les commissaires aux comptes, les auditeurs externes,
les bailleurs de fonds et les actionnaires ;
Catégorie
"Public" où l'on retrouve les clients, les clubs utilisateurs, le grand
public, la presse ainsi que les hackers et les pirates ;
Catégorie
"Réglementation, régulation et normes" avec les législateurs, l'Etat, les
organismes normalisateurs, l'Administration, la CNIL, l'ART, etc.
Catégorie "Recherche,
innovation" avec les chercheurs et les organismes de recherche.
Dans chacune de ces catégories,
le Cigref a identifié des rôles bien précis et les a regroupés en grands ensembles
: arbitre, conduite du changement, maîtrise d'œuvre stratégique ou technique,
maîtrise d'ouvrage stratégique ou opérationnelle, etc. Chacun des macro-rôles
peut être délégué à un ou plusieurs acteurs. Cela crée des problèmes liés à l'augmentation
du nombre d'acteurs, la gestion de la décision en dernier recours et la dilution
des responsabilités. Cela augmente le nombre d'interfaces et de relations à prévoir
et à gérer. Mais cela ne crée pas un nouveau rôle.
Une des nouveautés de ce
découpage réside dans la distinction entre la maîtrise d'ouvrage et les
utilisateurs. La réalité montre en effet qu'entre un décideur vu comme maître
d'ouvrage et l'utilisateur de base, les objectifs, l'usage et les attentes envers
le système d'information peuvent être différents. Les confondre, identifier le
maître d'ouvrage aux utilisateurs interdirait de s'interroger sur leur relation
et de l'organiser. Par ailleurs, le rôle d'arbitre, clairement distingué à la
fois de la maîtrise d'ouvrage et de la maîtrise d'œuvre, est lui aussi nouveau.
L'arbitre, comme son nom l'indique, "arbitre" entre les diverses décisions qui
lui sont proposées, mais il ne prétend pas posséder les compétences techniques
nécessaires à la préparation de la décision. Identifier ce rôle permet de tirer
les conséquences d'une pratique trop fréquente : l'escalade hiérarchique. En identifiant
ce rôle et en l'attribuant à un acteur, on peut espérer réduire cette escalade.
Comment prendre en compte
cette multitude de rôles remplis par une multitude d'acteurs dans les organisations
informations ? C'est la question fondamentale posée par le Cigref dans ce rapport.
Si le club reconnaît que la réponse ne se trouve plus dans l'élaboration d'organigrammes
qui ne laissent apparaître que les relations hiérarchiques formelles, il mise
plutôt sur la définition d'interfaces qui assureront la relation entre les acteurs.
Ces interfaces, temporaires ou permanentes, se composent de personnes ; de structures
(direction de la coordination du système d'information, comité de direction, comité
de pilotage…) ; de processus et procédures ; d'outils (tableau de bord, intranet,
contrat, enquêtes de satisfaction…) ; d'actions politiques (intéressement, responsabilisation,
délégation, évaluation, recrutement, promotion…).
Pour optimiser son organisation
informatique, il faudra ensuite choisir quel type d'interface correspond le mieux
à chacune des parties prenantes. La combinatoire est immense : ce récent rapport
du Cigref fournit de nombreuses pistes pour structurer la réflexion. La liste
des "Mécanismes mis en place pour structurer la relation entre la DSI et
les directions métiers" ou celle des "Activités remplies par des équipes
métiers dans le cadre d'un projet de système d'information" en sont deux
exemples parmi les nombreux cas examinés. En définitive, c'est une
grille complète des interactions sur le système d'information que
l'on pourra dégager.
Note : Le rapport est
à télécharger sur le site du Cigref à cette adresse
après identification.
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