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IAS/IFRS: 2004 sera l'année de tous les dangers
Une récente étude réalisée par KPMG en lien avec Cartesis met en valeur un certain retard des groupes français dans leur projet de migration vers la nouvelle norme comptable. (Jeudi 13 novembre 2003)
     
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Une récente étude réalisée par le cabinet KPMG en lien avec Cartesis, éditeur de solutions de reporting financier (et filiale de... PriceWaterhouseCoopers), met en valeur un certain retard des groupes français dans leur projet de migration vers les normes comptables IAS/IFRS (pour International Accounting Standards/International Financial Reporting Standards). Un chantier de normalisation qui, rappelons le, concerne uniquement les sociétés européennes cotées en bourse. L'entrée en vigueur du format IAS devrait être effective à compter de l'exercice fiscal 2005.

Plus qu'une simple étude, cette publication constitue le premier volet d'un baromètre bi-annuel destiné à faire le point sur la dynamique des groupes français face aux enjeux IAS/IFRS.

Les directeurs financiers mis au premier plan
Réalisée auprès de 71 acteurs hexagonaux (sur les 1000 cotés en bourse), cette enquête tend à montrer que la grande majorité des entreprises françaises concernées (83%) ont d'ores et déjà débuté leur migration. C'est au département financier que revient le plus souvent la supervision du dossier - et ceci pour 70% des sociétés interrogées. "Notons que la direction des systèmes d'information n'est présente que dans 36% des cas, alors même que les conséquences sur les systèmes laisseraient imaginer une plus grande présence des DSI", note KPMG et Cartesis dans leur commentaire.

84% de ces pionniers prévoient d'assurer adaptation technique et développements courant 2004. Un plan d'actions qui explique sans doute pourquoi les DSI sont, pour l'heure, quelque peu mis à l'écart. Logiquement, leur niveau d'intervention devrait croître dans les mois à venir, notamment lors du lancement des phases de déploiement en tant que telles. D'autant que ces groupes sont bien conscients de l'importance du facteur informatique dans le passage à IAS/IFRS. Et pour preuve : 80% des répondants prévoient de réaliser une étude d'impact de ce chantier sur leurs systèmes.

L'étape de mise en oeuvre reportée à 2004
"Il semble que la mise en oeuvre technique de IAS ait globalement été repoussée à 2004", reconnaît Gilles Salignon, associé chez KPMG. Or, la nouvelle réglementation européenne impose théoriquement d'être capable de comparer ses comptes 2005 avec ceux de 2004. L'application du nouveau format devrait donc théoriquement être effective plusieurs mois avant la date fatidique du 1er janvier 2005... et idéalement un an avant.

"Afin de garantir la production de cette information en temps et en heure, il est impératif de préparer avec soin les différentes étapes du projet (mise en oeuvre, validation technique, audit, etc.), commente Gilles Salignon. Au vue de l'état d'avancement des organisations, on peut craindre que certaines n'aient pas le recul nécessaire pour mener les travaux à bien. Sans compter qu'il s'agit d'un plan de migration sans précédent dans le domaine comptable. On ne peut absolument pas le comparer à d'autres basculements, tels que le passage à l'an 2000 ou encore à l'euro."

Plusieurs briques du SI sont concernées
Les applications touchées par l'opération ? Sans surprise, le système de reporting financier est le plus souvent cité en réponse à cette question (et ceci par 70% des répondants). Un outil qui, notons le, doit être capable de gérer une période transitoire en publiant deux jeux de comptes - l'un selon la réglementation française, l'autre selon la directive européenne. Il est suivi par les logiciels de gestion des immobilisations (68%). "Du fait naturellement de l'application de la méthode des composants et parfois d'un besoin de suivi de juste valeur", note-t-on chez Cartesis.

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L'ERP n'arrive qu'en cinquième position (48%). Force est de constater néanmoins que cette proportion est plus importante chez les grands groupes. "Afin de publier une communication financière sure, l'ensemble des filiales de ces entreprises doivent être impliquées dans le processus par le biais du progiciel de gestion intégré. Pour ces acteurs, le projet IAS/IFRS peut devenir conséquent", complète-t-on sur ce point chez KPMG.

[Antoine Crochet-Damais, JDNet]
 
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