Si 2002 et 2003 n'ont pas été
de bons crus pour les activités de formation, l'avenir apparaît plutôt
prometteur.
Selon une étude de PwC Global Learning, réalisée en novembre
2002, la part du e-learning, passerait de seulement 1% en 2001 à près
de 34% du marché européen de la formation en 2006. Toujours selon
cette étude, la majorité des entreprises consacrerait aujourd'hui
moins de 10% de leur budget au poste formation, et les enseignements choisis sont
souvent des connaissances de bases telles que l'utilisation d'une messagerie électronique.
Le
besoin est là, la qualité des cours et l'investissement technologique
sont à améliorer
De fait, une enquête
du CIPD (Center for Innovation in Product Development) révélait
en effet en 2002 que, pour les trois quarts des entreprises, moins de la moitié
des employés possèdaient ce type de savoir essentiel. Le marché
est donc grand ouvert et IDC prévoit une croissance annuelle moyenne de
51% sur les quatre années à venir.
Le
besoin des entreprises de former une population de plus
en plus dispersée géographiquement, tout
en veillant à maîtriser les coûts est
l'un des principaux facteurs de développement du
marché. S'y ajoute une demande de plus en plus
marquée pour une formation qui allie aux cours
traditionnels en classe "physique" des cours
à distance sur le lieu même du travail.
En
revanche, plusieurs obstacles freinent encore le développement
du e-learning. Ce sont notamment les retards technologiques
des entreprises qui hésitent à investir
dans une plate-forme ; d'autre part, la mise en place
d'une solution nécessite une véritable démarche
de conduite du changement pour écarter une vision
exclusivement informatique de l'outil, donc répulsive
pour certains.
Mais le contenu est également
en cause, selon PwC Global Learning, ils ne sont que 20% des apprenants à
venir réellement à bout d'un module de e-learning question
de motivation sans doute, et certainement aussi de qualité des cours, ces
derniers étant jugés encore trop fastidieux et pas assez attrayants.