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| Open
Plug optimise les mises à jour logicielles mobiles |
| Alors qu'elle vient de lever 3,6 millions d'euros, la société niçoise entend commercialiser dès le premier semestre 2004 ses outils destinés aux mises à jour, patchs et autre téléchargements mobiles. (Jeudi
11 décembre 2003) |
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Non, les levées de
fonds n'ont pas disparu, preuve en est avec la société
Open Plug. Basée à Sophia Antipolis, cette
entreprise créée par deux anciens de Texas
Instruments a réussi, après de longues démarches,
à séduire - fin juillet - quatre fonds d'investissement,
totalisant la coquette somme de 3,6 millions d'euros.
Faisant appel aux fonds Sophia Euro Lab, T-Source, Auriga
Partners et Syparex, elle compte utiliser ce financement
pour commercialiser sa technologie FlexibleWare, destinée
au marché de la téléphonie mobile.
Cette dernière permet de morceler une solution
logicielle en plusieurs composants autonomes, facilitant
par là même son téléchargement
et sa mise à jour.
Un
processus de longue haleine
"Une levée
de fonds est un processus compliqué. Nous avons
quitté Texas instruments - David Lamy et moi-même
- il y a un an et demi et nous avons bénéficié,
à nos débuts, de l'accompagnement du Centre
des Entrepreneurs et de l'Innovation, qui fait partie
de la CCI Nice Côte d'Azur. Nous recherchions avant
tout des amorceurs. Un des fonds rencontrés, T-source,
s'était positionné favorablement mais ne souhaitait pas
y aller seul", déclare Eric Baissus, directeur
général d'Open Plug.
Alors est arrivé l'IVCS
(International venture capital summit), manifestation
au cours de laquelle les deux fondateurs ont pu aborder
des investisseurs plus institutionnels et plus importants,
afin qu'ils se syndiquent éventuellement avec d'autres.
Quinze d'entre eux se sont montrés très
intéressés puis, au fil des mois, trois fonds ont finalement
donné leur accord de principe pour accompagner
T-Source dans le projet.
Une
technologie d'ouverture
La problématique
à laquelle Open Plug a l'ambition de répondre
? "Notre suite d'outils et notre moteur logicel permettent
de transformer n'importe quel bout de code en composants
modulaires, complètement transparents pour les
développeurs. Les applications sont multiples : téléchargements
de patchs et mises à jour logicielles distantes
pour téléphones mobiles...". Une technologie
qui tombe à point nommé quand on sait qu'environ
10% des téléphones portables auraient besoin
d'être corrigés et que ce type d'intervention
coûte entre 50 et 80 dollars par téléphone
à l'industrie.
Autre marché en vue, celui des constructeurs :
"de plus en plus de constructeurs externalisent les
composants logiciels qu'ils agrègent ensuite. Notre
technologie leur permet de construire un tout cohérent
et solide. De plus, notre approche leur permet de proposer
des terminaux équipés de services de base
- des services de voix par exemple - pour ensuite compléter,
à la demande, avec d'autres services, par le biais
de mises à jour", conclut Eric Baissus. Et
tout cela, quelle que soit l'infrastructure sous-jacente
(GPRS, UMTS, Edge...)
Des
recrutement à prévoir en 2004
L'entreprise compte aujourd'hui
12 personnes, elle prévoit de monter en charge
d'ici 3 à 6 mois, pour passer à 20 personnes. Deux
types de compétences seront alors recherchées.
D'un côté des développeurs outils
PC, C++, "user interface" et de l'autre, des
ingénieurs spécialisés en téléphonie
embarquée et en plates-formes en temps réel (à vocation
téléphonie mobile).
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