American
Express dématérialise les processus d'achat et de comptabilité
Proposant une carte dédiée aux achats non liés à la chaîne de production, Amex s'est équipé de la solution B-Process pour fluidifier les échanges de documents comptables entre ses clients et près de 600 fournisseurs. (Vendredi 12 décembre
2003)
Ayant généré
en 2002 un chiffre d'affaires total de 24 milliards de
dollars, American Express est le leader mondial dans le
domaine des services financiers.
Lancée en 1994 sur le marché américain
et en 1995 en Europe par American Express, la Corporate
Purchasing Card (CPC) est une carte qui permet aux entreprises
de procéder à des achats non liés
à la chaîne de production (fournitures de
bureau, matériel informatique, séminaires,
etc.). Aujourd'hui, quelque 580 fournisseurs acceptent
cette carte en France et 45 clients l'ont adoptée.
Afin d'offrir à ces clients la possibilité
de simplifier leurs processus comptables et d'achat -
tout en contrôlant mieux les dépenses liées
à ces postes qualifiés de non stratégiques
-, American Express a opté pour la solution de
dématérialisation B-Process.
Cette dernière permet désormais aux clients
et fournisseurs de supprimer tout flux "papier"
lors d'une transaction s'opérant entre eux via
la carte Corporate Purchasing Card.
Une
solution universelle "Nous avons
lancé la Purchasing Card en France en 1998 et nous
avons obtenu l'agrément fiscal en 1999. Cette carte peut
être utilisée par des personnes du département
achat mais aussi par des utilisateurs finaux, comme des
chargés de production sur site ou des chefs de
produit. Elle contribue à décentraliser les pouvoirs
et les actes d'achats dans l'entreprise", déclare
Jean-Charles Sarrasin, directeur corporate purchasing
solutions et e-commerce, France & Belgique, chez American
Express.
"Auparavant, nous avions notre propre solution interne
mais nous rencontrions des problèmes pour la mettre
en place chez de gros fournisseurs. Ils étaient
réticents car ils savaient qu'ils devraient également
accepter la solution d'autres sociétés comme
MasterCard ou Visa. Nos audits et études internes
nous ont menés vers B-Process, solution universelle
qui répondait à cette problématique",
ajoute Jean-Charles Sarrasin.
Remise
en cause des processus en place Avant que la solution
B-Process ne soit déployée, un patch à
installer sur le logiciel "PaymentLink" d'American
Express a été développé, ce
logiciel étant déjà installé
chez les fournisseurs pour le traitement de leurs paiements.
Dans le cas de fournisseurs importants, une interface
spécifique est développée avec B-Process
afin que les flux "non American Express" puissent
également être traités par B-Process,
directement.
Conduite du changement pour
déployer la solution B-Process ? "Oui, car
cette carte - dans un contexte d'immaturité du
marché français - remet en cause les processus
actuels dans les entreprises. Avant de conseiller nos
clients sur cette approche, nous nous sommes appliqués
l'analyse des processus de commandes à nous- mêmes",
note Jean-Charles Sarrasin. Résultat : d'un montant
initial de 46 euros, auxquels il fallait rajouter 6 euros
facturés par American Express Grande Bretagne,
le coût de traitement d'un achat non lié
à la chaîne de production est tombé,
avec B-Process, à 6 euros, plus 91 centimes facturés
par Amex U.K.
Le déploiement de la carte se fait au fur et à
mesure des demandes des clients. Quand l'un d'entre eux
souhaite passer le cap de la dématérialisation
de ses processus comptables liés à ce type
d'achats, il le fait savoir à Amex qui effectue
ensuite une analyse de ses processus et met en place la
solution.