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Selon la société d'études de marché iSuppli, le secteur des
puces a connu une croissance de 31,4% au premier semestre 2004.
Des chiffres qui illustrent l'engouement de l'année 2004 qui,
si elle n'est pas été révolutionnaire, aura cependant été marquée
par une multitude d'innovations de toutes parts.
Chez Intel tout d'abord, cette année s'inscrit sous le signe
du 90 nanomètre. Avec la sortie de son Pentium 4 Prescott
et du Pentium M Dothan, le constructeur adapte progressivement
l'ensemble de sa production à cette nouvelle finesse de
gravure, réduisant ainsi la chaleur dégagée par ces processeurs.
Malgré cela, l'acteur n'est pas parvenu à atteindre la barrière
des 4 GHz de fréquence, un objectif pourtant fixé dès la fin
de l'année 2003.
Bloqué
à 3,8 GHz, l'acteur a cependant porté ses efforts sur le Xeon,
processeur pour serveur auquel a été ajouté le jeu d'instruction
EM64T qui permet de dépasser 4 Go d'adressage en mémoire
vive. Intel s'est aussi penché sur sa puce d'entrée de gamme,
le Celeron, en améliorant ces performances pour le rendre
plus concurrentiel face à celles de son concurrent, AMD. L'amélioration
la plus significative se situe du coté des chipsets, ces puces
qui gèrent les communications sur les cartes mères.
En effet, durant l'été 2004, le constructeur basé à Santa
Clara adopte la gestion du bus PCI Express. Interface de communication
entre les différents composants d'un PC, le PCI Express démultiplie
les bandes passantes sur lesquels circulent l'information.
On retrouve alors un schéma quasi-similaire chez son concurrent
AMD. En août, les premières puces d'Advanced Micro Device
passent en technologie 90 nanomètres tandis que les fréquences
augmentent.
| Les
processeurs 'antivirus' apparaissent en mai 2004. |
Là encore, la véritable innovation ne vient pas de la montée
en fréquence. En mai, AMD introduit les fonctions No eXecute
(NX), une protection matérielle contre les virus à dépassement
de mémoire tampon (lire l'article
du 07/06/04). Le concept sera repris et implanté en cours
d'année chez les concurrents Intel et Transmeta. Côté entrée
de gamme enfin, le Sempron vient remplacer l'Athlon XP au
sein du catalogue du fabricant.
Moins médiatisé, lors de sa sortie, l'Efficeon, le processeur
mobile basse consommation de Transmeta fait figure de bouée
de sauvetage pour son constructeur qui doit absolument convaincre
après l'échec de sa première puce, le Crusoe (lire l'article
du 01/12/04). Reste qu'en 2005, la concurrence sera rude.
Ainsi AMD et Intel ont prévu le lancement de leurs produits
à double cœur pour ordinateur portable mais aussi du côté
des postes de travail et des serveurs.
Une année qui s'annonce a priori plus riche en nouveautés
que la précédente puisqu'elle devrait être l'occasion pour
Intel de produire en volume ses premières puces gravées en
65 nanomètres. Toujours chez Intel, l'ensemble de la gamme
sera porté en 64 bits. Du côté des chipsets, la gestion de
la mémoire DDR2 devrait se répandre de même que la gestion
des disques durs Serial-ATA2.
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