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| L'Europe totalise près de la moitié des gros contrats d'outsourcing en 2004 |
| Selon l'indice TPI, l'Europe s'adjuge en 2004 la première place des contrats d'externalisation de plus de 40 millions d'euros, devant les Etats-Unis. Le Royaume-Uni et l'Allemagne y ont le plus fortement contribué.
(18/01/2005) |
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Selon le baromètre trimestriel du cabinet d'études Technology Partners International (TPI), l'Europe s'adjuge la première place mondiale des plus gros contrats d'externalisation (contrats d'une valeur supérieure à 40 millions d'euros) signés en 2004.
Avec près de la moitié de ces contrats (48,2%), le vieux continent coiffe de justesse les Etats-Unis - jusqu'alors habitués à la première marche du podium , ces derniers remportant de leur côté quelque 44% des signatures mondiales.
Le montant total des contrats signés sur le sol européen dépasse les 28 milliards d'euros, pour un total de 58 milliards d'euros au niveau monde. Les deux tiers sont consacrés à l'externalisation IT proprement dite, le dernier tiers au BPO (Business process outsourcing / externalisation des processus métier), une activité en plein essor (lire l'article du 27/07/2004).
Les principaux acteurs de ce marché (IBM Global Services, CSC, EDS, Accenture, HP et ACS) ont vu, autre surprise, leurs parts de marché fortement diminuer, ne remportant - à eux six - que 44% des contrats mondiaux passés l'année dernière, alors que ce pourcentage avait été de 71% un an plus tôt.
Un renversement de tendance d'autant plus surprenant que l'année 2004 avait particulièrement bien commencé pour deux d'entre eux : IBM et Accenture (lire l'article du 28/04/2004). En Europe, les six plus gros outsourceurs ont vu leurs parts de marché perdre pas moins de 51%, passant de 73% en 2003 à 36% l'an passé, une chute qui n'a pas été de la même ampleur aux Etats-Unis (25% de baisse, de 87 à 65%).
| Forte croissance du marché européen et bonne tenue des acteurs locaux |
La forte croissance du marché européen et la bonne tenue des acteurs locaux (Capgemini en France notamment) expliquent l'érosion des parts de marché des mastodontes américains. Autre paramètre à prendre en considération : la multiplication des acteurs nationaux capables de gérer ce genre de gros contrats. Les 100 plus gros contrats en valeur ont en effet été - en 2004 - répartis entre 36 prestataires, alors qu'ils avaient été 10 de moins à se partager le gateau en 2003.
Le Royaume-Uni arrive en tête des pays européens et en deuxième position au plan mondial, avec 20% (11,5 milliards d'euros) du montant total des contrats signés. L'allemagne arrive juste derrière, avec 12,5% (7 milliards d'euros), en progression de 220% par rapport à 2003.
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