Marks & Spencer a décidé de franchir une étape
de plus dans le déploiement de la technologie RFID. Il
a ainsi annoncé qu'il étendrait en 2006, les tags
sur les articles individuels avec pour objectif de faciliter
sa gestion des stocks. Le groupe dénombre en effet un
choix de tailles parfois difficiles à gérer, 40
tailles par exemple pour les costumes d'hommes, 68 pour chaque
soutien-gorge.
Pour son prochain test, l'identification par radio-fréquence
sera donc élargie aux costumes et pantalons hommes et
femmes ainsi qu'aux soutiens-gorges. Pour le moment, Marks &
Spencer teste la technologie dans ses magasins à raison
d'un département habillement sur neuf. Pour le printemps
2006, il prévoit d'étendre les tags RFID à
six de ses départements habillement dans 53 magasins.
James Stafford, responsable de la RFID chez Marks & Spencer
a indiqué le mois dernier que le développement
de la traçabilité au niveau de l'article avait
permis d'améliorer la gestion des inventaires au sein
des neufs magasins en test.
Le détaillant poursuit depuis 2002 sa lente adoption
de la technologie. En avril 2003, un seul de ses magasins a
testé la mise en place d'étiquettes RFID pendant
deux mois sur des costumes d'hommes, des chemises ou des cravates.
Ce premier banc d'essai avait pour objectif d'évaluer
aussi bien la RFID que la réaction des clients. A cette
occasion, deux types de scanners étaient évalués
: un portique installé au centre de distribution ainsi
qu'au quai de chargement du magasin et un scanner mobile installé
dans les chariots. Ce test grandeur nature a permis d'évaluer
les besoins matériels et logiciels du groupe.
Son premier galop d'essai concluant, le groupe a choisi d'étendre
l'utilisation de la technologie sur six magasins de mars à
juin 2004, avec pour objectif cette fois de contrôler
l'amélioration de l'approvisionnement entre le fournisseur
et le centre de distribution, puis vers les magasins.
Pour les nouveaux tests prévus sur 2005-2006, les
étiquettes RFID seront cette fois-ci intégrées
directement dans le code barre. Pour rassurer les consommateurs,
le groupe a tenu à préciser que lors d'une vente,
le code barre et non l'étiquette RFID serait lue, empêchant
ainsi toute collecte d'informations liant l'étiquette
et le consommateur. Et les clients pourront retirer l'étiquette
après l'achat de l'article et avant qu'ils ne quittent
le magasin.
Dans le même temps, Marks & Spencer poursuit son
initiative sur les bacs de livraison alimentaires et prévoit
d'en étiqueter 3,5 millions. La chaîne logistique sur
ces produits s'effectue en circuit fermé. Selon la
société, il faudrait seulement 10 secondes pour
lire des plateaux étiquetés RFID, contre 30
ou 40 secondes pour ceux à code barre. L'initiative devrait
être étendue aux cinq centres de distribution
alimentaire restants.
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