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| Quand l'informatique est soutien de la stratégie d'entreprise |
| Du point de vue de la direction générale, l'intégration du DSI en comité de direction est révélateur d'enjeux stratégiques liés au rôle de l'informatique au sein de l'organisation.
(30/05/2005) |
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Siéger en comité de direction de son entreprise constitue une opportunité de carrière sans égale pour un Directeur des Systèmes d'information.
Mais
au delà d'une hypothétique gratification personnelle, loin d'être mise en avant par les DSI -du moins pour ceux qui se sont prêtés au jeu des entretiens-, c'est l'apport de l'informatique au soutien de la stratégie d'entreprise qui prime sans équivoque.
Comme le fait remarquer Yann Fessard de Foucault, directeur de la division informatique de Michael Page (voir l'interview complète), "le DSI doit parvenir à faire coïncider deux univers aussi disparates que le business de l'entreprise et l'informatique sur laquelle elle repose".
Le DSI doit se faire homme de management, capable de guider ses troupes, tout en veillant à la valeur ajoutée apportée par son SI au reste de l'entreprise. Il doit oeuvrer de sorte que l'informatique s'aligne avec la stratégie de l'entreprise.
Et siéger
en comité de direction semble procurer les éléments nécessaires pour y parvenir. Ainsi, souligne Bertrand Amilhat, DSI de Manpower France (voir l'interview complète), "mon prédécesseur ne faisait pas partie du comité de direction et il fallait de ce fait améliorer l'algnement stratégique de l'informatique".
Homme de terrain, le DSI devrait également être en mesure de prendre du recul par rapport au sérail technique dont il est le plus souvent issu en faisant montre de ses qualités plurielles". Alexandre Boulgakoff, DSI du groupe LaSer remarque ainsi que "quand on fait partie du comité de
direction, on dépasse sa fonction et on ne se focalise
plus uniquement sur l'informatique."
| "Quand on fait partie du comité de direction, on dépasse sa fonction"
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Et Dominique Jacquet, DSI de l'APEC de préciser (voir l'interview complète) : "le plus important est de savoir écouter les problèmes que rencontrent les métiers (...) un DSI doit éviter à tout prix de parler en langage informatique et trop technique".
Les qualités requises d'un DSI siégeant en "Codir" ne sont donc pas tant technologiques qu'humaines et ne peuvent être exploitées qu'au travers d'une infaillible confiance de la direction générale envers lui.
Cependant, toutes les entreprises ne partagent pas une vision homogène de la place de sa DSI au sein de leur organisation.
Tout d'abord, dans les structures où la direction informatique dépend d'une DAF (Direction Administrative et Financière), les occasions sont rares de constater la présence du DSI en comité de direction. A ce sujet, Yann Fessard de Foucault confirme : "Si le DSI rapporte au DAF, comme c'est le cas dans la grande majorité des PME, il existe de fortes chances à ce que le DSI ne fasse pas partie du comité de direction."
Ensuite, le fait d'être DSI d'une grande entreprise ne garantie pas de facto sa présence en comité, comme il est possible de le constater dans ce bilan qui récapitule la présence ou non des DSI siégeant au Codir des entreprises du Cac 40.
La décision de faire siéger un DSI en comité de direction n'est du ressort que de la direction générale qui considère aussi, comme l'affirme Alexandre Boulgakoff : "positionner son DSI au plus haut niveau de
responsabilités permet de désenclaver la fonction
informatique en la faisant sortir de sa chapelle".
Ainsi, la direction des systèmes d'information, si elle apparaît comme légitime auprès de sa direction générale et n'est plus considérée comme un centre de coûts, se révèle être un maillon essentiel de l'entreprise, au service de la productivité et de l'efficacité.
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