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| SAS pour Serial Attached SCSI |
| Nouvelle interface de stockage, le SAS vient renouveller une interface SCSI parallèle en lui transposant le modèle série de son cousin SATA. A la clé, des débits de l'ordre de 300 Mo/s non partagés.
(01/06/2005) |
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Qu'est ce que le SAS ?
Le SAS signifie Serial Attached SCSI (SAS). Il vient remplacer le bus SCSI actuel
et dépasse ses limites en termes de performances, en y apportant le mode
de transmission de données en série de l'interface SATA.
Jusqu'à
présent, le marché des interfaces de disques était partagé entre
deux mondes : la norme ATA qui équipe majoritairement les postes
de travail en raison de son coût peu élevé, et le SCSI, très
présent dans le monde serveur car plus rapide et plus performant
dans les applications multi-utilisateurs ou la gestion RAID
de disques.
Ces deux interfaces, nées dans les années 80, reposent
sur un mode de transmission parallèle, c'est-à-dire un large câble aux
embranchements multiples sur lequel se connectent un ou plusieurs
matériels.
En quoi le mode parallèle est-il limité ?
Jusqu'à présent, le mode parallèle a toujours permis
de suivre les besoins croissants en matière de vitesse de
transfert. Mais les vitesses actuelles (640 Mo/s) entraînent des
restrictions en matière de longueur de câble. Ces restrictions
visent à limiter les interférences et parasites transitant
à partir des différents matériels connectés sur le câble.
Le mode de transmission série, utilisé à l'origine pour relier
les périphériques lents (clavier, souris) à l'unité centrale,
gagne ces dernières années en puissance. L'USB - mais aussi
le Fiber Channel - illustrent cette montée en puissance du mode
série avec des débits qui montent désormais jusqu'à 400
Mo/s.
Quel
est l'intérêt de la technologie SAS ?
Le SAS offre un taux de transfert de 3 Gbits/s, légèrement
supérieur à l'Ultra 320 SCSI qui plafonne aujourd'hui à 2,56
Gbits/s. Mais, surtout, les débits fournis par le SAS sont exclusifs.
Ainsi, chaque disque dispose d'un débit de 3 Gbits/s, contrairement
au SCSI parallèle où la bande passante de 2,56 Gbits/s est
répartie entre tous les périphériques du contrôleur.
Par ailleurs,
le SCSI parallèle limitait les connexions à 15 disques par
contrôleurs contre 128 disques par connexion pour le SAS.
Faudra-t-il changer de matériel ?
Non, la rétro-compatibilité avec le matériel SCSI a été assurée,
de même que le SAS pourra fonctionner avec des disques SATA
si les deux interfaces cohabitent dans une même grappe de
stockage.
Les connecteurs, mais aussi les câbles d'interfaces,
sont communs entre les disques SAS et SATA, ce qui permettra
aux administrateurs d'utiliser leurs câbles indifféremment
pour l'une ou l'autre de ces technologies.
Qui a défini cette nouvelle norme et qui va l'adopter
?
Les grandes lignes de cette nouvelle norme ont été fixées
par la SCSI Trade Association, organisme chargé de la promotion
de l'interface SCSI. Les premiers produits compatibles SAS
sont attendus pour la fin de l'année 2005 en France mais leur
généralisation ne devrait se faire qu'à partir de l'année
2007.
En effet, les constructeurs de serveurs prévoient d'introduire
le SAS en standard à partir de 2006. Dans le monde, les principaux
acteurs du stockage (Hitachi, Seagate, Adaptec, Fujitsu, LSI,
Maxtor…) viennent de lancer les premiers produits compatibles
SAS.
Quel futur pour le SAS ?
A l'horizon 2006-2007, une évolution du SAS devrait amener
ces débits près des 6 Gbits/s, puis à 12 Gbits/s vers 2009-2010.
Cette évolution s'accompagne d'une migration des disques du
format actuel de 3,5 pouces vers 2,5 pouces et d'une évolution
de la vitesse de rotation des bras du disque à 15 000 tours
par minute contre 10 000 tours aujourd'hui.
Ce standard devra
trouver sa place entre les technologies SATA et SATA II - qui
affichent des prix très bas - et le Fiber Channel, prédominant
dans les réseaux de stockage (NAS) mais au prix élevé.
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