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Effets spéciaux, création 3D, retouche photo : l'univers convergent des logiciels d'imagerie
Gros plan sur le secteur bien particulier des logiciels d'imagerie qui jongle constamment entre fonctionnalités et convivialité, et s'ajuste en fonction des limites matérielles imposées par le marché.   (18/07/2005)
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Les premiers qualificatifs qui caractérisent le marché des logiciels d'imagerie sont à la fois sa multiplicité et sa diversité.

Multiplicité d'abord du fait de l'énorme différence qui sépare les solutions d'entrée de gamme, disponible pour quelques centaines d'euros, et les produits dits professionnels où les prix grimpent parfois jusqu'à plusieurs centaines de milliers d'euros.

Les clients adressés varient fortement en fonction des produits mais également des prix. Ainsi, une solution de retouche d'images comme le logiciel libre Gimp adresse parfaitement le client final, par exemple des grands groupes ou des particuliers pour leurs sites Internet. En revanche, au fur et à mesure que les prix montent, les produits ciblent de plus en plus les spécialistes de l'image comme les régies publicitaires ou les agences de communication.

"Pour un produit comme Photoshop, nous rencontrons trois grands types d'utilisateurs : les professionnels de l'univers de la création, environ 40% de notre marché, les non professionnels de l'image dont les grandes entreprises ou le secteur public et les individuels passionnés. Ces deux derniers types utilisateurs représentent chacun près de 30% de notre activité", affirme Robert Raiola, directeur marketing Europe pour Adobe.

En France, le nombre de clients potentiels passe ainsi de plusieurs dizaines de milliers d'utilisateurs à moins d'une centaine sur des produits haut de gamme.

Diversité ensuite au vu de la spécialisation des différents logiciels de l'image. Trois grandes familles de produits coexistent : ceux à destination de la vidéo, ceux à destination de la 3D, ceux à destination de l'image 2D. Dans chacune de ces grandes catégories, des sous-familles viennent adresser un besoin particulier. En vidéo, les logiciels de montage vidéo se distinguent des effets spéciaux ou de la finalisation.


Exemple d'effets spéciaux manipulés sous Flint

Mais ce petit monde tend à collaborer pour répondre aux besoins du client final. "Avec un logiciel d'effets spéciaux comme Flint, nous travaillons sur de grosses images du type de celles réalisées sous Photoshop. Le produit se trouve aussi à la croisée des chemins entre un logiciel 3D et un logiciel de composition d'éléments 2D comme Combusion ou After Effects", déclare ainsi Jean-Pierre Fournier, ingénieur commercial pour Post Logic, distributeur des produits de l'éditeur Discreet (3DS Max, Combustion, Flame…) en France.

"Nous travaillons sur les interactions effets spéciaux / 3D" - Adobe

Même son de cloche chez Adobe. "Pour After Effects, nous travaillons actuellement sur les interactions effets spéciaux / 3D et sur celles entre le montage et les effets spéciaux", ajoute Robert Raiola.

Concrètement, des logiciels de création 3D comme Maya servent de base pour créer des éléments 3D imaginaires qui seront ensuite intégrer très facilement sous forme d'objet dans un logiciel d'effets spéciaux afin d'être ajouté à une vidéo.

Ce rapprochement ne doit rien au hasard. Les contraintes et les coûts de tournage d'une part, les possibilités techniques offertes par les effets spéciaux d'autre part favorisent le recours à ces technologies chez les professionnels de la création.

Un autre phénomène explique cette convergence, celui de l'augmentation des performances matérielles en informatique qui induit une baisse des temps de calculs pour les différentes scènes retouchées.


Exemple de diffusion de particules sous After Effects

"Avec une combinaison matériel et logiciel packagée, nous sommes capable de garantir un traitement de vidéos haute définition en 1920x1080 sans aucune compression à raison de 30 images par seconde.

Cela exige une bande passante disponible comprise entre 300 à 350 Mo", explique Jean-Pierre Fournier. Une capacité de calcul rendue possible sur des serveurs d'entrée de gamme, proche de l'architecture PC, en environnement Linux.

"Nous traitons des vidéos HD sans compression à raison de 30 images par seconde"
Post Logic
Ainsi, le système d'exploitation libre s'est installé sur le marché du traitement des vidéos en format SD, format télévisé ou la taille de l'image atteint 720x576, tandis que les stations dédiées conservent le marché du traitement vidéo haute définition.

Mais si la course à la puissance en informatique élargit les possibilités créatives des studios, la demande évolue dans le même sens et consomme de plus en plus de ressources machines pour arriver à ses fins.

"La vidéo haute définition est un élément fort qui ressort de la demande. Pour les entreprises, il faut pouvoir s'assurer que la communication que l'on produit aujourd'hui sera toujours valable dans deux ans.

Pour les studios de création, l'investissement dans ces outils souhaite être rentabilisé sur la durée", souligne Robert Raiola. Autre facteur de croissance en ressources consommées, le travail en réseau ou le rendu dynamique de diaphragme (HDRI), une technique imitant la perception des couleurs de l'œil humain sur une scène entièrement numérique.

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Par conséquent, les logiciels d'imagerie flirtent toujours avec les limites techniques du matériel informatique. Enfin, le marché des effets spéciaux tend à se démocratiser grâce aux caméras numériques, à la vidéo sur Internet ou aux réseaux 3G qui peuvent encore tirer vers le haut la demande. L'ergonomie mais aussi l'intelligence artificielle des produits devront alors être revus pour faciliter au mieux l'usage de fonctions avancées par des utilisateurs non spécialistes.

Yves DROTHIER, JDN Solutions Sommaire Acteurs
 
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