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| Open Source et logiciels libres : un bilan 2005 mitigé |
| Poursuivant sa croissance à deux chiffres, le marché vise des domaines de plus en plus verticaux. Et tandis que Red Hat et Novell affichent des bénéfices records, la progression des acteurs français reste encore timide.
(21/12/2005) |
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Le succès de l'Open Source et des
logiciels libres est mitigé pour 2005. Premier constat : la croissance de Linux n'a
cessé de s'affirmer. Ainsi, les derniers chiffres du cabinet
d'études IDC montrent une progression des ventes de serveurs Linux
au 3e trimestre 2005 de 34,3% en valeur et de 20,5% en volume,
soit un rythme deux fois supérieur à celui du marché (+8,1%
sur la même période).
La plate-forme LAMP (Linux, Apache, MySQL et PHP) en profite
dans son ensemble. Ainsi, selon les chiffres de la société Netcraft,
le serveur Web gratuit dispose aujourd'hui de près de 70% des
parts de marché. A l'occasion de ses 10 ans, le langage PHP
revendique désormais sa présence sur près d'un tiers des sites
Web. Enfin, MySQL - à travers sa version 5.0 - vient de franchir
un cap important à travers la gestion des procédures stockées,
la gestion des curseurs et des vues, etc.
En
dehors du traditionnel marché de l'infrastructure, les logiciels
libres ont aussi tenté de percer sur des nouveaux marchés comme
l'illustrent les efforts de SugarCRM et OpenOffice. Le premier
aura réussi sa 3e levée de fond pour 18,77 millions de dollars,
démontrant la dynamique du marché et la confiance des investisseurs
(lire l'article
du 25/10/2005). D'autres acteurs spécialisés ont réussi
à émerger du lot, notamment la solution de virtualisation Xen,
très en vue en 2005 chez les gros éditeurs (lire l'article
du 17/02/2005).
Le succès des logiciels libres qui a permis à Red Hat de basculer
dans l'index 100 du Nasdaq, regroupant les sociétés technologiques
à fort potentiel. Cette montée en puissance s'est accompagnée
d'une modification partielle des offres commerciales des éditeurs,
que ce soit pour intégrer partiellement du code ouvert (lire
l'article
du 18/11/2005) ou pour ouvrir directement leurs développements
(lire l'article
du 20/06/2005).
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Les
résultats annuels
(en millions d'euros)
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Acteur
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CA
2005
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CA
2004
|
RN
2005
|
RN
2004
|
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Red
Hat *
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196,4
|
124,7
|
45,4
|
13,7
|
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Novell
*
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1 198
|
1 160
|
378
|
31
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Mandriva
**
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4,14
|
5,18
|
0,37
|
1,39
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Linagora
***
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3,3
|
3
|
0,1
|
0,3
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IdealX
***
|
9
|
6
|
-
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-
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OpenWide
***
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4,5
|
4,5
|
-
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-
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* Chiffres en millions de dollars.
** Les chiffres 2005 ne
prennent en compte que les trois premiers trimestres
de l'année
*** Estimations des sociétés
de services pour l'année 2005
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Malgré cette influence, le bilan de l'année 2005 ne saurait être
complètement positif. D'abord parce qu'en dépit de ses marchés
traditionnels, le logiciel libre et l'Open Source ne sont toujours
pas parvenus à s'installer sur le poste client, sur les terminaux
mobiles ou chez les grands comptes. Les progrès dans ces différents
domaines restent encore minces.
| Les
services en logiciels libres attirent beaucoup de nouveaux
acteurs |
Ensuite parce que le marché français des services en logiciels
libres est resté relativement timide. Les chiffres prévisionnels
en témoignent, la cuvée 2005 aura été maigre. "L'année 2005
aura été celle de la consolidation", résume-t-on chez
Open Wide.
Pourtant le marché n'est pas morose, loin de là,
il se montre même particulièrement actif. "Nous avons constaté
une augmentation des budgets clients", souligne de son côté Nuxeo.
Les grandes SSII se tournent aussi vers ce marché, tout comme les grands éditeurs, tandis que la création de sociétés de
services en logiciels libres dépasse de loin les différentes
opérations de consolidation menées. Pour autant, les SSLL affichent
des carnets de commandes bien remplis et attendent beaucoup
de 2006. "Nous devrions recruter près de 100 personnes supplémentaires
à partir du mois de janvier", précise quant à elle la société Linagora.
Peu rassurants pour les clients, beaucoup d'acteurs spécialisés
refusent encore de communiquer leurs résultats financiers, démontrant
la fragilité de l'écosystème. La plupart des spécialistes de
l'Open Source s'attendent donc à des rapprochements au cours
de l'année 2006 ou à des regroupements au sein d'associations pour
mieux encadrer et renforcer la profession.
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