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| 2005 entre perplexité et enthousiasme |
| L'année qui s'achève présente de nombreux motifs de satisfaction : recrudescence des levées de fonds, reprise des recrutements, maturité des technologies. Mais aussi de perplexité, devant les méga-fusions et les trous de sécurité persistants.
(23/12/2005) |
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Riche en rebondissements, 2005 aura laissé les observateurs perplexes et enthousiastes à la fois. Perplexes au regard des multiples rachats intervenus au cours des 12 derniers mois et qui, une fois de plus, ont contribué à former de véritables mastodontes de l'industrie des logiciels et des services, au détriment parfois - souvent même - des clients et de l'innovation.
Oracle, après son OPA confirmée sur PeopleSoft en début d'année s'est ainsi porté acquéreur - neuf mois plus tard - de Siebel, pour 5,8 milliards de dollars (lire l'article du 13/09/2005). Autre opération d'envergure, celle d'Abobe sur Macromédia, pour 3,4 milliards de dollars (lire l'article du 19/04/2005).
IBM, de son côté, s'est emparé d'Ascential Software (lire l'article du 15/03/2005) et, fin décembre, de Micromuse (lire la brève du 21/12/2005). Sans parler de Sun et ses rachats de StorageTek (4,1 milliards de dollars) et Seebeyond (387 millions de dollars).
La perplexité
est également de mise face aux trous béants de sécurité qui subsistent dans nombre de logiciels majeurs, mais aussi face à la prodigieuse imagination des pirates qui - par exemple - ciblent désormais grâce au phishing un nombre réduit de personnes au sein même des banques américaines (lire l'article du 20/12/2005).
De même, les questions de sécurité demeurent omniprésentes dans les déploiement liés à la VoIP, l'usurpation d'identité, l'écoute des conversations et l'exploitation de vulnérabilités figurant parmi les préoccupations majeures des DSI (lire l'article du 14/01/2005).
Des DSI à qui nous donnons la parole tout au long de l'année et dont les principaux chantiers et analyses sont repris dans cet article de synthèse. Même démarche auprès des directeurs techniques dans cette analyse et auprès des SSII dans cet article.
Dernier motif de perplexité, ou d'amusement : le Web
2.0. Aux contours pour le moins flous, à la définition
qui tient plus du concept que d'autre chose, ce rassemblement
de bonnes pratiques et de préconisations tant conceptuelles
que techniques a pour fidèles serviteurs Ajax, Services
Web et XML (entre autres). Cela ne fait pas de lui une révolution
mais plutôt une somme de mini big bang, l'intérêt
du Web 2.0 reposant sur une utilisation réinventée
de technologies matures (lire la revue
de presse du 15/12/2005).
| Recrudescence des levées de fonds, hausse des salaires IT et des recrutements |
Ouverts à la nouveauté, nous avons voulu donner leur chance à ces technologies ou concepts naissants. Tout comme nous avons voulu souligner la maturité et le réel déploiement d'autres technologies ou approches comme SOA, l'ASP et la virtualisation, sans oublier la voix sur IP (lire l'article de synthèse).
Mais revenons à l'enthousiasme suscité par 2005. Un enthousiasme tout d'abord généré par la recrudescence des levées de fonds, notamment en France. Celle de Coheris, par exemple, en mars, pour plus de 5,7 millions d'euros (lire la brève du 01/03/2005). Celle de DiBcom, fabriquant de semi-conducteurs spécialisé dans les composants pour la télévision mobile, qui a conclu sa quatrième levée de fonds de 24,5 millions d'euros. Celles d'IdealX aussi, pour 3 millions d'euros (lire la brève du 05/04/2005), de Prima Solutions (3,5 millions d'euros), d'Omnikles pour 3 millions d'euros (lire l'article du 18/03/2005) et d'Excentive (600 000 euros).
Les prévisions de hausse des salaires IT aux Etats-Unis sont également source d'enthousiasme (lire l'article du 20/12/2005), alors que ces mêmes salaires avaient - pour la première fois depuis 1972 - subi une baisse en 2003 / 2004 (lire l'article du 10/01/2005).
En France, les recrutements repartent eux aussi à la hausse, notamment du côté des SSII,
comme en témoignent les DRH que nous avons régulièrement interrogés. Sandrine Letrillard, DRH de Neurones, fait par exemple état d'un retour aux niveaux de recrutement des années 2000 (lire l'interview du 09/12/2005).
Enthousiasme aussi au vu du décollage, enfin, de la 3G. De 16,8 millions fin 2004, le nombre d'abonnés à la téléphonie mobile de troisième génération dans le monde devrait atteindre 50 millions à la fin de l'année, dont 19 millions en Europe (selon Strategy Analytics).
La révolution 3G annoncée à grands renforts il y a trop longtemps commence donc à se concrétiser. De nouveaux usages, de nouvelles applications émergent déjà, comme en témoignent nos lecteurs (lire l'enquête du 20/10/2005).
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