Le Groupe Serono, basé à Genève, s'est spécialisé dans la conception
de médicaments. Présent en France à travers une filiale de 150
employés, il compte huit sites de production et quatre centres de recherche
répartis dans le monde.
Il y a deux ans, le contexte de la filiale française pousse
les services généraux et le département informatique à envisager
l'évolution de l'infrastructure télécoms. "La société était en
pleine croissance avec des problématiques de plus en plus fortes
de personnes itinérantes. Les réaménagements successifs occasionnaient
des coûts de câblage assez importants. Enfin, la téléphonie
était gérée de manière artisanale au niveau des contrats", affirme
Laurent Viollet, responsable informatique au sein de Serono
France.
En
2003, la société se lance dans un projet de migration vers la
téléphonie sur IP. Après une analyse de l'existant, il ressort
qu'une part importante de la facture télécoms est alloué à des
conférences téléphoniques. L'autre partie concerne la montée
du trafic GSM et la multiplicité des fax. Quant à la partie
des communications sur les réseaux longues distances (WAN),
l'étude met en avant les coûts élevés d'une migration de Frame
Relay vers des réseaux MPLS avec classes de services.
"Il a été choisi de ne mettre la voix sur IP qu'en interne car
la baisse possible des coûts de télécommunications à l'international
ne semblait pas justifier la migration des liens WAN. Aujourd'hui,
nous constatons que ce choix était pertinent car les coûts internationaux
ont chuté et les opérateurs proposent de la voix sur
IP à partir de leurs réseaux", souligne Laurent Viollet.
| Une
migration vers la téléphonie sur IP pour
les communications internes |
Après consultation du marché, trois constructeurs retiennent
l'attention de Serono - Nortel, Alcatel et Wallix -, accompagnés
par trois intégrateurs - Artelcom (Nortel), Amec Spie Communications
(Nortel et Alcatel), Télécom sans frontière (Wallix). "Nous
voulions une solution assez ouverte et respectant le plus de
standards possibles. Dans ce domaine, la meilleure solution
était Wallix. Néanmoins, la société avait à l'époque peu de
clients de notre taille et l'intégrateur nous semblait moins
fiable que les deux autres", explique le responsable informatique .
"Chez Alcatel, les produits offraient une certaine souplesse
de gestion, notamment pour la partie administrative et le reporting.
Mais en termes de gammes, nous étions à la limite entre les offres
PME, légèrement sous-dimensionnées pour notre problématique,
et les offres grands comptes, sur-dimensionnées", indique
Laurent Viollet.
Nortel remporte finalement l'adhésion grâce aux synergies possibles
avec les solutions du groupe. En effet, le siège s'appuyait
d'ores et déjà sur des solutions Nortel, couplées au produit
de centre d'appel Symposium - toujours chez Nortel. De plus,
la double compétence réseau et télécoms de l'intégrateur était
appréciée, favorisant le dossier d'Artelcom.
|
La
double compétence de l'intégrateur souhaitée
|
Les premiers tests, réalisés sur le matériel d'entrée de gamme
(BCM) au début de l'année 2004, ne sont pas été
concluants. La direction informatique se redirige alors vers
la gamme Succession 1000 de Nortel. En mai 2004, une deuxième
phase valide les fonctionnalités internes (CTI, messagerie interne)
et la montée en charge. Un mois plus tard, les produits Nortel
passent en production sans souci majeur.
"La satisfaction des utilisateurs a été importante. Pour beaucoup,
ce type de solution demeuraient réservé aux grands comptes.
Désormais, il est possible de gérer des conférences via une
interface Web ou de dresser des listes d'appelants. En revanche,
si la simplification des télécoms a bien eu lieu sur l'aspect
téléphonie, nous ne l'avons pas obtenu sur l'aspect réseau", note le responsable de Serono.
Pour ses communications mobiles, la direction informatique a
finalement opté pour un réseau DECT, évitant le WiFi pour ses
règles de sécurité encore balbutiantes à l'époque. La messagerie
unifiée passe par l'environnement Lotus Notes. Au total, 100
postes IP et softphones ainsi que 3 switchs Ethernet ont été
installés.
|
Le
projet en bref
|
|
Société
|
Serono
France
|
|
Nombre
d'employés
|
150
|
|
Secteur
d'activité
|
Santé
|
|
Type
de projet
|
Téléphonie
sur IP
|
|
Solution
retenue
|
Nortel
|
|
Date
de début du projet
|
courant
2003
|
|
Mise
en production
|
juin
2004
|
|
Périmètre
|
3 passerelles
+ 100 postes IP
|
|