|
| |
|
|
 |
| Prism : un dossier médical partagé précurseur en Basse-Normandie |
| Etablissements médicaux, médecins indépendants, CPAM et usagers se sont retrouvés autour d'un projet pilote de dossier médical partagé sous forme Web, conçu par Software AG.
(26/01/2006) |
|
Prism - Plate-forme Régionale d'Information de Santé Mutualisée -
a lancé avant l'heure la région Basse-Normandie sur la voie
du Dossier médical partagé (DMP). Ce chantier national à pour mission de rénover
les systèmes d'information dans le secteur de la santé.
Le
principe de Prism est identique : partager les informations médicales
des patients entre les professionnels du secteur afin d'améliorer
la qualité des soins, faciliter le traitement des dossiers et
diminuer les doublons administratifs.
Bien qu'initiée par les médecins du Département de l'information
médicale (DIM), Prism concerne aujourd'hui aussi bien les médecins
libéraux que les cabinets indépendants, les cliniques et les hôpitaux.
"Il y a 10 ans, nous avons commencé le codage des patients sous
forme d'un identifiant unique. En 1996, nous avons imaginé
un réseau informatique reliant les hôpitaux pour échanger les
informations. Au fil du temps, ce projet à évolué", déclare
Denis No Mura, président de l'association portant le projet
Prism pour la région Basse-Normandie.
"En
1996, le projet manquait de moyens humains et financiers pour
voir le jour. De plus, les médecins n'avaient pas encore l'informatique
au centre de leurs préoccupations. Depuis la télétransmission
et la carte vitale, l'informatique est rentrée de plain pied
dans la profession de médecin libéral. Le projet est donc resté
en sommeil jusqu'en 2002, année où il a pu être réactivé grâce aux
Fonds d'aides à la qualité des soins de ville, les FAQSV", ajoute
Denis No Mura.
A cette date, le projet inter hospitalier choisit d'associer
les médecins libéraux à sa mise en oeuvre. Un comité de pilotage
mixte réunissant des professionnels de la santé, les caisses
d'assurances maladies et des associations d'usagers, débute
une réflexion sur les critères d'accès aux dossiers. "Nous n'avons
rien inventé. Le projet s'est bâti autour de la loi du 4 mars
2002, qui déclare que dorénavant, c'est au patient de gérer
son dossier médical", explique le docteur Denis No Mura.
| Le
patient est maître de l'accès à son
dossier |
Dès le départ, Prism a donc été conçue pour que le patient soit
maître de l'accès à son dossier médical, spécifiant quel médecin
peut y avoir accès, et à quelle partie. Le patient
peut aussi exiger d'avoir les documents relatifs à une
hospitalisation.
Chez les professionnels, d'autres contraintes
étaient à l'ordre du jour. "Nous souhaitions que
le dossier médical partagé soit à la fois gratuit, facile et
utile pour les médecins libéraux", confie le président de l'association
chargée du projet Prism.
Dans son cahier des charges, l'association s'oriente vers un
moteur de recherche médical accessible par le biais d'un navigateur
et d'une connexion Internet, évitant un surcoût d'équipement
chez les professionnels. Prism s'appuie alors sur trois briques
: la première identifie les professionnels, la deuxième
authentifie les patients et la troisième gère
les droits du dossier.
Le patient peut consulter sa fiche et gérer ses droits d'accès,
le médecin enrichir les données ou simplement les consulter.
En 2003, le cahier des charges est envoyé à une douzaine d'acteurs
dont Oracle, Bull, Uni Médecine, Microsoft, Planète Santé… Au
bout du compte, une liste réduite sélectionne Planet HC, AGDF et
Software AG.
| La
base de données XML Tamino de Software AG jugée
adaptée |
Aidé par un assistant à maîtrise d'ouvrage, le comité de pilotage
choisit finalement Software AG en janvier 2004, notamment pour
son expérience dans ce domaine à travers le site Internet de
LegiFrance et sa base de données Tamino, solution XML adaptée
aux besoins Web du projet Prism. Le partenaire assure le stockage,
l'installation de l'application chez les établissements de santé
ainsi que la partie sécurité du site.
Un an plus tard, en avril 2005, Prism donne lieu au premier
site pilote, composé d'un hôpital, d'une clinique, de trois cabinets
libéraux et d'une trentaine de médecins indépendants. Une longue
démarche dans laquelle Bull joue le rôle de maître d'œuvre
afin de contrôler la qualité des prestations de Software AG.
"Nous en avons tiré beaucoup d'enseignements. Le premier facteur
limitatif est humain et non technique. Si un médecin ne veut
pas se servir de l'application, nous ne pouvons pas l'y obliger.
Il faut expliquer le pourquoi de cette application, sur laquelle
le professionnel va devoir consacrer un peu de son temps. Il
s'agit d'une véritable démarche qualité", note Denis No Mura.
Avant d'étendre la solution au reste du département, les responsables
du projet attendent la sélection des premiers sites pilotes
pour le DMP. Les solutions techniques du DMP pourraient en effet
conduire ce projet à s'adapter pour rentrer dans la norme souhaitée
par le gouvernement.
|
Le
projet en bref
|
|
Acteur
|
Département de l'information médicale (DIM)
|
|
Secteur
d'activité
|
Santé
|
|
Type
de projet
|
Dossier
médical partagé
|
|
Solutions
retenues
|
Technologies
XML Tamino de Software AG
|
|
Périmètre
|
1 hôpital,
1 clinique, 3 cabinets, 30 médecins
|
|
Date
de lancement du projet
|
Courant
2002
|
|
En
production depuis
|
Avril
2005
|
|
|
|
 |