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Le nearshore sous-tend le dynamisme de la République Tchèque
Quatrième destination offshore au monde, selon A.T. Kearney, la jeune république possède de nombreux atouts, au rang desquels un bon niveau de qualification et des salaires attractifs.   (27/02/2006)
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Avec un salaire minimum de 235 euros bruts par mois, la République Tchèque est plus chère que sa voisine, la République Slovaque (lire l'article du 20/02/06), mais bien en-dessous des tarifs de ses voisins d'Europe de l'Ouest.

Elle attire de ce fait de nombreux acteurs technologiques, notamment français, comme par exemple Capgemini, Bull, Alcatel, Sagem (désormais Safran) ou Devoteam.

Sur la période 1993 / 2004, le flux d'investissements directs étrangers s'est élevé à 41 milliards d'euros, en provenance de l'Allemagne (30 %), des Pays Bas (16 %), de l'Autriche (10 %) et de la France (9 %). Selon l'OCDE, la croissance du pays devrait atteindre 4% en 2005.

Classée en quatrième position des destinations mondiales pour l'offshore par une étude d'A.T. Kearney réalisée en 2004 (A.T. Kearney's 2004 Offshore Location Attractiveness Index), la République Tchèque séduit ses investisseurs par ses bas coûts, ses aptitudes en langues étrangères, son homogénéité culturelle, la compétitivité de ses infrastructures et sa stabilité politique et économique (consulter l'étude). Elle offre une place idéale pour le nearshore en Europe.

Le mouvement de privatisations a vu l'opérateur télécoms historique Cesky Telecom "accueillir" dans son capital, à hauteur de 51 %, l'opérateur hispanique Telefonica, pour la modique somme de 82,6 milliards de couronnes, ce qui équivaut à 2,75 milliards d'euros.

Selon la Mission Economique de Prague, le secteur des services informatiques a généré un chiffre d'affaires de plus de 900 millions d'euros en République tchèque en 2004.

En 2004, HP, IBM et LogicaCMG étaient les plus gros acteurs du secteur des services informatiques
"Les services de support et d'installation constituent une part essentielle de la demande avec 33% du chiffre d'affaires global du secteur en 2003, suivis par l'intégration de systèmes et la "customisation" [ndlr : personnalisation]", indique l'émanation du Ministère de l'Economie, des finances et de l'industrie (Minefi). Le conseil représente entre 20 et 30% des dépenses du secteur.

Toujours en 2004, HP, IBM et LogicaCMG détenaient les plus importantes parts de marché du secteur des services informatiques. "Cependant, le marché reste peu concentré : les 20 principaux prestataires ne totalisent que 51% du chiffre d'affaires total du secteur", précise la Mission Economique de Prague.

Côté logiciels, SAP se taille la part du lion (un peu moins des deux tiers du marché), tandis que Microsoft, SSA Global et Oracle se partagent le reste du marché. Les acteurs tchèques sont également nombreux, les principaux étant Merlin, LCS, KZ et Aktis.

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Les logiciels libres ont également une place de choix, même si, le 18 mai 2004, la République Tchèque a approuvé le projet de directive européenne sur la brevetabilité "des inventions mises en œuvre par ordinateur" (lire le dossier), directive qui pouvait menacer la pérennité de l'industrie du libre en Europe.

Début 2005, la poste tchèque a opté pour Linux, avec comme objectif la mise en place de la nouvelle version de son application métier (Apost) sur quelque 4 000 serveurs.

Fabrice DEBLOCK, JDN Solutions Sommaire Acteurs
 
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