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3 projets de recherche de HP à la loupe
Virtualisation, interface de programmation pour la gestion de son parc matériel et langage de supervision des services Web : HP montre ses derniers travaux logiciels. Une approche qui colle avec le discours de l'informatique à la demande.   (24/05/2006)
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Dossier Exploitation informatique
Suite logique de la nouvelle stratégie d'HP autour des services d'infrastructure à la demande (lire l'article du 24/05/2006), HP a présenté les derniers travaux de ses laboratoires de recherche autour des thèmes : architecture orientée services, virtualisation et de l'infrastructure partagée.

Au sujet des architectures orientées services (SOA), HP dispose d'une offre toute prête via son logiciel HP OpenView SOA Manager. Son logiciel de gestion de parc contient par ailleurs des fonctions de gestion des identités nécessaires dans un contexte SOA. Le constructeur dispose aussi d'équipes dédiées sur le sujet au sein de ces centres de compétences et bénéficie de l'expertise de ses partenaires sur le sujet.

Ainsi, sa solution SOA Manager est aujourd'hui complétée par les produits Oracle. Le produit d'HP gère les services Web, le suivi de ces services et ses implications sur l'infrastructure informatique tout au long du cycle de vie des applications de l'architecture SOA. Là encore, HP a choisi d'orienter son offre logicielle autour des services d'infrastructure et de jouer la complémentarité avec des spécialistes du domaine applicatif.

Oracle, de son coté, fournit le catalogue de services, la solution d'échange de données informatisées (EDI), le bus commun d'échanges de données (ESB), un moteur d'abstraction des services BPEL (lire l'article du 18/05/2006) et la partie suivi d'activité pour les applications avec des fonctions décisionnelles.


La combinaison des produits SOA d'Oracle et d'HP

La différence avec BPEL est qu'Agios se présente comme un langage de description des composants normalisé, capable de retrouver les composants en panne et de les administrer, là où BPEL ne décrit que le principe de fonctionnement sans s'occuper de l'exploitation des services Web. Ce projet, mené en collaboration avec l'INRIA est testé sur deux cas clients, les sociétés Amadeus et Honeywell.

Un framework pour gérer ses ressources matérielles comme des services

Le deuxième travail de recherche dévoilé par HP s'appelle le framework SIU. L'idée du SIU consiste à fournir aux éditeurs et aux partenaires d'HP une interface de programmation réutilisable pour accéder à des ressources de manière invisible. Prenons l'exemple d'une base de données Oracle : si le composant Oracle exige plus de mémoire pour une requête ponctuelle du service commercial d'un client HP, ce composant peut lancer une demande de ressources via SIU.

Une fois la demande envoyée, peu importe ce qui se trouve derrière comme infrastructure. Il est même possible de placer des règles de gestion des applications comme "j'ai besoin de 10 ms de temps de réponse pour cette application" ou "il me faut une sauvegarde en continu sur cette application".

Toujours dans l'optique d'une infrastructure à la demande, ce framework SIU pourra au besoin réaliser du redéploiement de ressources, de la restauration de systèmes à la volée, de la duplication à la volée grâce à la virtualisation. Il sera aussi possible de suivre l'activité des services en temps réel (ex : j'ai X commandes saisies à cet instant et Y utilisateurs connectés) et non plus réaliser des rapports a posteriori.


Le framework SIU assure la liaison entre les différentes couches de services

HP estime ainsi pouvoir réduire considérablement les coûts d'infrastructure dans les entreprises. Il existe en effet nombre de services qui disposent de leur propre serveur, licence et solution de stockage pour des applications finalement périodiques. Avec le framework SIU, il devient possible de partager ces ressources dynamiquement en fonction de l'activité et ainsi maximiser l'utilisation des machines, utilisation qui aujourd'hui se situe entre 15 et 20% selon HP.

Enfin, coté virtualisation, HP a présenté son offre serveur pour son Unix propriétaire HP-UX. L'acteur a choisi de développer ses propres solutions dans ce domaine avec Virtual Server Environment (VSE) pour HP-UX 11i. Ce logiciel peut effectuer un partitionnement matériel, logiciel ou du micro-partitionnement.

Partitionnement physique, logique et micro-partitionnement pour la virtualisation
Avec le partitionnement matériel, le logiciel VSE d'HP peut répartir l'utilisation des processeurs entre les différentes partitions physiques de la machine si plusieurs applications se trouvent sur une même partition. C'est l'étape la plus basique. En passant au partitionnement logiciel, VSE attribue par partition virtuelle ses adaptateurs d'entrée / sortie, ses processeurs, sa mémoire et un disque de démarrage. Cela signifie qu'une partition logicielle est totalement isolée d'une autre.

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En utilisant le principe des partitions logicielles, un système informatique peut attribuer dynamiquement des CPU entre différentes partitions logicielles qui elles mêmes sont présentes sur une partition physique. Cela permet une meilleure division et répartition des ressources machines.

Avec Integrity Virtual Machine, un hyperviseur disponible pour les plates-formes HP-UX, Windows 64 bits et Linux, HP va plus loin dans la virtualisation puisqu'il propose cette fois des CPU virtuels à puissance variable (ex : une application ne consomme que 40% du CPU, une autre utilise le restant sauf en cas de montée en charge).

Cet hyperviseur stocke en mémoire des disques d'entrée / sortie, des adresses réseaux et des instances SCSI. Il dispose donc en mémoire de toutes les ressources nécessaires (réseau, stockage, I/O) qu'il peut ensuite distribuer dynamiquement aux différentes partitions logicielles. L'infrastructure réseau est totalement partagée, et non plus uniquement les ressources d'une machine en fonction des applications qu'elle comporte.


Un exemple de micropartitionnement

 

Yves DROTHIER, JDN Solutions Sommaire Infrastructure
 
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