Gérer la qualité et la cohérence des données entre systèmes, et ce afin d'en faciliter l'exploitation par les logiciels d'entreprise. C'est là le rôle des outils de Master data management (MDM). Une technologie lancée il y a quelques années par les grands éditeurs d'ERP et de plates-formes applicatives, comme Oracle et Sap, en vue de répondre aux enjeux des directeurs informatiques en matière d'urbanisation des bases de données.
Depuis 2005, les acteurs de la Business Intelligence s'intéressent également à ce nouveau domaine. Après Hyperion et Business Objects, c'est au tour de Teradata de lancer une offre sur ce terrain. Pour l'heure, Cognos et Microsoft manquent encore à l'appel.
Les environnements de MDM ont pour but de regrouper l'ensemble des informations concernant les données stockées par les serveurs de l'entreprise (description, liens, etc.). Ainsi, ils garantissent que différents objets métier (gamme, produit, client, etc.) seront définis et nommés de la même manière quel que soit leur espace de stockage.
Dans le monde décisionnel, l'intérêt du MDM est de faciliter la création de rapports ou tableaux de bord transverses créés à partir de vues différentes du SI (comptabilité, commerciale, etc.).
Le premier acteur de la BI à s'être doté d'une telle couche est Hyperion. L'outil qu'il propose est issu du rachat de Razza en janvier 2005.
"Ce produit se charge de stocker les hiérarchies, règles de calcul et axes d'analyse de façon standard (XML). Ce qui évite d'avoir à programmer et maintenir cette couche dans chacun des outils d'analyse utilisés (Hyperion ou non), comme c'était le cas jusqu'à maintenant", nous expliquait en novembre dernier Philippe Adam, directeur marketing EMEA d'Hyperion.
En cas d'évolution métier à réaliser au sein d'une ou plusieurs bases, telle la prise en compte d'une nouvelle filiale ou de nouveaux produits, les liens avec les associations existantes (en termes de bilans financiers, de regroupement de gammes, etc.) sont automatiquement mis à jour dans le référentiel. Pour Hyperion, l'apport du MDM apparaîtrait également intéressant dans le cas d'une gestion produits complexe au sein d'un groupe (axe et hiérarchie), une même référence pouvant être présente dans une ou plusieurs gammes différentes - elle sera alors identifiée et mise à jour en conséquence.
| Business Objects s'intéresse à la qualité des données |
Après Hyperion, c'était au tour de Business Objects de commercialiser une offre, elle aussi basée sur un rachat (celui de Firstlogic en février dernier).
L'éditeur a annoncé en début de semaine dernière la disponibilité de Data Quality XI : un applicatif de gestion de la qualité des données basé sur la technologie Firstlogic et intégré à son environnement décisionnel, capable de couvrir d'autres types de serveurs de données et référentiels (Oracle, Sap, etc.).
Dernier acteur du décisionnel à se positionner, Teradata a annoncé jeudi dernier l'intégration de fonctions de MDM à son entrepôt de données. En ligne de mire : optimiser les liens entre ce dernier et les différents systèmes de l'entreprise échangeant des informations avec lui. Pour les responsables du groupe, cette nouvelle couche contribuera également à faciliter les capacités du serveur Teradata sur le front du support de tableaux de bord mis à jour en temps réel.
|