La vague de rappels de batteries de marque Sony n'aura quasiment épargné aucun constructeur d'ordinateurs portables. Dell, le plus touché, a dû procéder au rappel de plus de quatre millions d'appareils (lire l'article du 17/08/2006).
Ont successivement suivi
Apple, Toshiba, Lenovo, Fujitsu, Hitachi, Sharp et Sony lui-même. Au total, près de 10 millions de ces accessoires indispensables au fonctionnement des portables ont fait l'objet d'un remplacement en raison de leur risque de surchauffe, voire d'incendie.
L'institut de normalisation IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) ne pouvait pas rester sans réagir. Il vient ainsi de lancer des travaux pour la révision du standard IEEE P1625 baptisé "IEEE Standard for Rechargeable Batteries for Portable Computing" (standard pour les batteries rechargeables d'ordinateurs portables).
La version actuelle, publiée en 2004, devrait laisser sa place à la nouvelle norme en 2008.
"Cette mise à jour a pour objectif d'améliorer les performances des batteries de portables, tout en les rendant plus fiables et robustes", indique l'IEEE dans un communiqué.
Seront invités à participer au groupe de travail ("P1625 Working Group"), qui se réunira mensuellement sur une période de 18 mois, les principaux intéressés, à savoir les constructeurs informatiques : Apple, Dell, Gateway, Hewlett-Packard, IBM, Intel, Lenovo, Panasonic et Sony.
| L'IEEE 1725 pour les batteries de téléphones comme inspiratrice |
De la composition chimique de la batterie aux emballages (y compris le boîtier principal), en passant par les composants électriques, toutes les composantes des appareils seront passées en revue. Chaque préconisation du futur standard fera l'objet d'un vote pour lequel chaque constructeur disposera d'une voix.
Le système de contrôle de la batterie au niveau de l'ordinateur devrait également être étudié, à l'image du système intégré aux téléphones portables dont les accumulateurs répondent au standard IEEE 1725 et qui n'ont, jusque-là, pas rencontré de tels problèmes.
Il faut l'espérer, la nouvelle norme devrait définitivement clore le dossier "batteries Sony". Il n'en reste pas moins que Sony n'a pas fourni les causes du dysfonctionnement de ses appareils même si certains experts ont émis l'hypothèse que la présence de particules métalliques dans les composants pourrait être à l'origine des problèmes rencontrés.
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