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| La répartition
de charge, essentielle brique du plan de reprise d'activité |
| Maillons forts de l'optimisation du trafic réseau, les solutions de répartition de charge se dotent de nouvelles couches techniques. La haute disponibilité applicative demeure, elle, plus que jamais recherchée.
(05/01/2007)
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Si les mécanismes de répartition de charge ont historiquement été
utilisés - voire banalisés - dans le cadre d'environnements de type grand
système ou mainframe, l'essor des applications et services Web les ont
progressivement remis sur le devant de la scène.
Car dans un contexte
où les besoins d'optimisation du trafic réseau sont en pleine effervescence
(déchargement des tâches au niveau serveur, accélération du trafic
Web...), la répartition de charge apparaît certainement comme une
brique essentielle de tout projet de plan de reprise d'activité (PRA)
en permettant de garantir - a priori - un niveau optimal de qualité de service à
l'utilisateur final.
"En matière de
répartition de charge, la phase d'évangélisation est achevée, la tendance
croissante du marché étant désormais caractérisée
par un très fort besoin en termes de haute disponibilité", constate
Christophe Leblanc, directeur technique Europe du Nord chez Radware, éditeur de
solutions de répartition de charge.
"Parmi les premiers secteurs à
s'être équipés en solutions, on trouve les opérateurs
et fournisseurs d'accès, suivis par les entreprises du secteur banque-finance
et bien entendu celles du e-commerce", poursuit le directeur technique.
Pour
concrétiser cette démarche de haute disponibilité, les entreprises
ont à leur disposition plusieurs solutions complémentaires : "alors
que certaines offres répondent au besoin de répartir la charge sur des
composants dénués de tout contenu, comme dans le cas de relais de messagerie ou
encore de reverse proxy, d'autres cibleront en priorité la couche
7 du modèle OSI au travers d'applications métiers bien spécifiques",
fait savoir Philippe Olivié, directeur technique du pôle intégration de Cyber
Networks.
| "La
redondance demeure moins coûteuse que l'optimisation de la charge serveur"
(Patrick Asty - Deny All) |
Mais alors que l'une des principales préoccupations des directeurs
techniques est de gérer au mieux la montée en charge applicative,
plusieurs freins - notamment d'ordre financier - surgissent.
"Il
ne faut pas perdre de vue que l'implémentation de ces solutions dans une démarche
d'optimisation de la charge serveur et de la performance en termes de débit reste
bien plus coûteuse que la seule mise en place d'une action
de redondance", avertit Patrick Asty, directeur général de Deny All, fournisseur
de solutions de sécurité d'applications Web.
Et Philippe Olivié
de noter de son côté : "si pour des raisons financières, les
entreprises préfèrent des solutions tout-en-un, il n'en demeure
pas moins que leurs performances intrinsèques ne pourront pas être comparées
à celles ayant opté pour des équipements dédiés".
Les entreprises peuvent en outre choisir d'implémenter des solutions
cumulant plusieurs fonctionnalités, dépassant alors le cadre stricto
sensu de la répartition de charge en intégrant des couches et
protocoles supplémentaires tels que le pare-feu applicatif ou encore l'accélération
Secure Socket Layer (lire l'interview
du 12/04/2006).
Néanmoins - et quel que soit le type de solution
choisie - il faudra tout de même être vigilant sur la nature des algorithmes
embarqués au sein des solutions : "alors que l'utilisation d'algorithmes
simples tel que celui de round robin sera très répandue dans un environnement
applicatif de données statiques simple, elle s'avèrera beaucoup moins pertinente
pour des applications faisant appel par exemple à des bases de données installées
sur différents serveurs", prévient Patrick Asty.
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