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| La force tranquille
du bilan de compétences en informatique |
| Pour raviver
la flamme de leurs parcours professionnel, les informaticiens recourent de plus
en plus souvent à un bilan de compétences. Cet adjuvant n'a pourtant pas pour
vocation à révolutionner leur carrière.
(30/03/2007)
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| Pour
éviter de voir leur carrière s'enliser, les informaticiens peuvent
décider - à l'image de leurs homologues actifs travaillant dans
d'autres secteurs d'activités (industrie, finance...) - de recourir à
un bilan de compétences.
Le plus souvent effectué à
un moment clé du parcours professionnel, ce bilan permet notamment de scanner
les points forts et faibles de leur profil et d'identifier (ou d'objectiver) leurs
compétences tant techniques que fonctionnelles.
Cet outil constitue
en outre un moyen privilégié de déterminer la propension
à assumer de futures fonctions de management au regard - par exemple -
de nouveaux besoins et attentes de son employeur.
"Le bilan de compétences
permet aux informaticiens handicapés par leur manque d'adéquation aux technologies
et langages de développement actuels d'identifier les facteurs qui les
empêchent de rebondir", fait savoir Aude Madec, consultante au sein de Catalys,
cabinet de conseil en ressources humaines.
Mais alors que dans d'autres
secteurs d'activités le bilan de compétences serait principalement
utilisé à des fins de revirements de carrière, cela semble
être moins le cas dans le secteur informatique, où il servirait davantage
à adapter son profil à de nouveaux enjeux, principalement en termes
de gestion d'équipes.
"L'identité professionnelle des informaticiens
est plus marquée que dans d'autres secteurs et les incitent de plus en plus à
y recourir pour optimiser leur compétences actuelles et non pour envisager un
changement de carrière plus marqué", analyse Patrice Dupiol,
directeur du centre interinstitutionnel de bilan de compétence des Yvelines.
| "Le
bilan de compétences aide les ingénieurs à devenir chefs
de projet" (Eve Nicolas - Altaïde) |
Mais qu'ils choisissent d'opter ou non pour une remise à plat de
leur parcours, les informaticiens peuvent tout de même trouver dans le bilan
de compétence un moyen efficace d'optimiser leurs caractéristiques
professionnelles.
Ceci s'avérant d'autant plus le cas pour les informaticiens
d'âges mûrs : "ce ne sont pas les personnes les plus qualifiées
qui recourent aux bilans professionnels, mais ceux qui se sont insérés plus tardivement
sur le marché du travail, situés aujourd'hui dans la tranche d'âge
des 35/40 ans", poursuit Patrice Dupiol.
Sans compter que certains
profils d'informaticiens auraient apparemment plus à gagner que d'autres
à réaliser des bilans de compétence : "un analyste-programmeur
ou un administrateur-réseau n'ayant pas connu une grande évolution de parcours
depuis une dizaine d'années devrait faire un bilan de compétence, sous
peine de risquer de se trouver brusquement décalé par rapport au marché",
prévient Philippe Arsac, président du cabinet Eurowin Consulting.
Et Eve Nicolas, chasseuse de tête au sein du cabinet Altaïde, de préciser
de son côté : "le bilan de compétences permet d'accompagner
les développeurs ayant des compétences techniques vers des fonctions de
management, comme c'est le cas pour des ingénieurs amenés à devenir chef de projet
ou en recherche de nouvelles compétences transversales".
Mais alors
que le bilan de compétences pourra être proposé à l'initiative
même de l'employeur, il faut garder en tête que son succès
reposera en tout état de cause sur la croyance de l'individu envers le
bien-fondé de la réalisation du bilan.
"La réussite
d'un bilan de compétences est conditionnée par le degré d'adhésion de l'individu
et surtout son implication, aboutissant par ailleurs à une véritable réflexion
sur soi-même", conclut Eve Nicolas.
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