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ANALYSE
29/05/2007
Entre serveurs en lame et virtualisation, que choisir ?
La virtualisation et les serveurs en lames (ou blade servers) offrent deux solutions pour optimiser un centre de données, avec des approches néanmoins très différentes. "Avant de se poser la question de savoir laquelle de ces architectures choisir, il est bon de rappeler leurs avantages communs, comparé à un environnement serveur classique", note Patrick Aisenberg, directeur général de la société de services informatiques LinkbyNet. Blade et virtualisation, les points forts Que ce soit en réduisant la taille d'un serveur dans le cas du blade, ou en en réduisant le nombre du côté de la virtualisation, les deux environnements engendrent une baisse de la consommation électrique du centre de données. "Le besoin en climatisation est également moins élevé, ce qui va dans le même sens", complète-t-on chez LinkbyNet. Au sein du blade, rappelons que l'alimentation est automatiquement adaptée en fonction du nombre de serveurs et de leur consommation. Autres points forts communs : une optimisation de l'espace du centre de données, ainsi qu'une installation facilitée, par le fait d'un regroupement de matériels - avec, dans le cas du blade, la présence d'équipements intégrés (switch, câbles, etc.). Mais aussi une meilleure productivité des déploiements dans les deux cas. "Les outils de virtualisation permettent de créer un clone d'un serveur existant en clic droit. Pour le blade, il suffit de recopier les données", explique Patrick Aisenberg. Reste à savoir dans quels cas préférer une solution à l'autre. Selon la plupart des experts, le blade est typiquement intéressant pour supporter des grappes de serveurs de calcul. L'architecture pourrait également se révéler intéressante dans d'autres domaines (applications métier et Web) traitant de gros volumes de données. La virtualisation, elle, est pertinente pour mutualiser des ressources machines (CPU, RAM et espaces disques) entre plusieurs logiciels, dans l'optique de cibler au plus juste la consommation en fonction des besoins. Le blade pour les gros traitements, la virtualisation pour la mutualisation
Mais certains sites utilisent les deux dispositifs. C'est le cas du revendeur informatique LDLC. "Nous avons des frontaux permanents, en virtualisation, sous VMware", explique Denis Mennesson, directeur du système d'information de la société. "Nous utilisons parallèlement des serveurs en lame. Ainsi, même sans faire appel à la virtualisation, il est très simple de monter une lame supplémentaire et de descendre une image. En quelques minutes, vous avez un serveur opérationnel." Il ajoute : "toutes ces évolutions apportent en souplesse pour l'administration, la répartition des données et la mesure de la charge." Au-delà de cette souplesse d'administration commune aux deux environnements, la virtualisation est source d'économies pour les applications métier présentant des volumes de traitements moindres. "Porter 15 serveurs virtuels sur un même serveur physique n'est plus un problème", pointe Patrick Aisenberg chez Linkbynet. "Les solutions proposent en outre des fonctions de ballooning pour réaffecter la mémoire non-utilisée par serveur à un autre, ou pour déplacer des serveurs virtuels d'une machine à l'autre à chaud."
Malgré tous ces avantages, la virtualisation n'en présente pas moins certaines limites. "Il ne sera pas possible par exemple de cloner un serveur virtuel basé sur une machine Intel vers une machine AMD." Mais, de plus en plus, les fournisseurs proposent des solutions combinant les deux mondes. Une tendance qui contribue à combiner les avantages de l'un et de l'autre, notamment en matière de déploiement, en gommant les quelques inconvénients de la virtualisation.
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