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3 questions à...
 
26/10/2007

Julien Cordorniou (Microsoft) : "La France est plus propice au lancement de start-up que l'Angleterre ou Allemagne"

Dans le cadre de son programme de soutien aux jeunes sociétés innovantes, la filiale française du groupe vient d'initier un programme visant à promouvoir le secteur high-tech auprès des business angel.
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Julien Cordorniou (Microsoft France)
 
 
 

Pourquoi lancer aujourd'hui un programme de promotion des start-up françaises auprès des business angel ?

L'initiative France Angels dont nous avons donné le coup d'envoi cette semaine fait partie intégrante du programme IDEE de parrainage de start-up lancé par Microsoft France il y a trois ans. Rappelons que ce programme part du constat que nous entretenons de bonnes relations avec les grands acteurs français du logiciel, Dassault Systemes, Ilog ou encore Cegid par exemple. Mais nous sommes beaucoup moins avancés dans nos partenariats avec des acteurs de taille moyenne ou plus petite. Or, Microsoft réalise 96% de son chiffre d'affaires en passant par des partenaires. Il est donc important de penser à soutenir les acteurs qui constitueront l'écosystème Microsoft de demain, et identifier dès maintenant les entreprises avec lesquelles nous serons susceptibles de réaliser de gros projets.

L'objectif d'IDEE est de renforcer nos liens avec ce type d'acteurs. Dans le cadre de ce programme, nous parrainons 25 start-up par an. Nous sélectionnons des sociétés qui ont un potentiel dans les domaines du logiciel d'entreprise, du Web 2.0, des jeux vidéo ou encore de la robotique. Des sociétés dont nous pensons qu'elles pourraient rapidement progresser vers des chiffres d'affaires de 10, 20 ou 30 millions d'euros.

France Angel est la dernière initiative que nous avons lancée dans le cadre du programme IDEE. Elle consiste à créer des liens entre les start-up françaises et des business angel qui pourraient les financer. Près de 200 business angel étaient présentes à l'événement que nous avons organisé lundi dernier. Nous leur avons présenté le secteur informatique français et ses opportunités.

"Il n'est pas facile de trouver un financement d'amorçage"

On a souvent dit que la France n'était pas un pays privilégié pour lancer une entreprise. Vous pensez le contraire ?

C'était effectivement le cas il y a quelques années. Mais pour le secteur high-tech, les choses ont beaucoup changé sous l'impulsion du gouvernement. Il y a le label Oseo, la loi adoptée cet été sur les business angel, le crédit impôt recherche, ainsi que les pôles de compétitivité. Aujourd'hui, nous estimons que la France est plus propice au lancement de start-up que l'Angleterre ou Allemagne. C'est clairement l'un des pays où il y a le plus de potentiel en Europe. C'est aussi pour ça que nous avons créé un laboratoire de recherche commun avec l'INRIA.

En fait, les problèmes se situent dans les premières années de vie des start-up. Il n'est pas facile de trouver un financement d'amorçage. Les business angel investissent moins dans le secteur high-tech que dans les domaines des télécoms, de santé et des médias par exemple. Voilà pourquoi nous avons lancé France Angel.

Nous avons également initié ce que nous appelons la Software Academy. Il s'agit de journées de formation destinées aux entrepreneurs pour les aider dans les problématiques de levées de fonds, de propriété intellectuelle ou de gestion d'équipes de R&D par exemple. La dernière formation s'est tenue la semaine dernière, et à regrouper 250 entrepreneurs, autour d'experts de l'INRIA, et de cabinets de conseil spécialisés dans le financement et la création d'entreprise.

Quelles sont les autres aides que vous apportées aux start-up dans le cadre de du programme IDEE ?

 
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Nous leur apportons un support en matière commerciale par l'intervention de nos équipes marketing et communication. Mais également une assistance sur le terrain technique. Les sociétés sélectionnées ont par exemple la possibilité de bénéficier de notre concours pour la revue du code de leur application et les tests de montée en charge. Dans cette optique, nous avons monté un centre technologique autour d'une salle blanche avec une équipe de 6 consultants et architectes.

Le fait de bénéficier de ce type de soutien permet ensuite de rassurer les prospects. Il contribue à changer la perception des clients. C'est un plus non-négligeable quand on est une jeune société. Notez que notre programme IDEE a été repris par le groupe. Il y a trois semaines, Steve Ballmer a donné le coup d'envoi d'IDEE en Angleterre et aux Etats-Unis.


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