Java dans le collimateur du géant
de la photo Jouant sa partition en marge de la scène du monde informatique, le
fabricant d'appareils photos Kodak a eu l'occasion d'endosser le titre de premier
violon lors d'un surprenant litige l'ayant opposé à Sun Microsystems.
L'objet
de la plainte n'ayant été rien de moins que le langage Java. Après s'être porté
acquéreur en 1997 auprès de Wang Laboratories de plusieurs brevets relatifs
- notamment - à l'intégration de données entre des gestionnaires d'objets,
Kodak entreprend de faire passer en caisse les acteurs concernés par l'utilisation
de ce brevet.
Tandis que Microsoft, IBM et HP se plient à la contrainte,
Sun n'en fera lui qu'à sa tête. Une tête mise à prix par Kodak qui, suite
à un essai de règlement à l'amiable du conflit en 2002, l'amène directement devant
la cour de justice du district de New York. Et c'est finalement en octobre
2004 que Kodak sort vainqueur de la bataille juridique qui l'oppose à Sun.
Et au passage lui réclamer la bagatelle d'1,06 milliard de dollars au titre de
dommages et intérêts. Sentant le vent tourné, la firme de Jonathan Schwartz change
toutefois son fusil d'épaule et rouvre immédiatement la porte des négociations
avec Kodak.
Une stratégie qui se sera finalement révélée payante, le
géant de la photo ayant accepté de la part de Sun un versement de 92 millions
de dollars pour solde de tout compte. C'est toujours mieux que de risquer
de perdre au pot 1 milliard de dollars. Même s'il faut pour cela encore les avoir
dans la poche.
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| Le
litige en bref | |
| | Grief principal | Violation
de brevets | |
| | Début
de la procédure | 2002 | |
| | Fin
de la procédure | 2004 | |
| | Montant des dommages
et intérêts versés | 92 millions de dollars
(règlement à l'amiable) | |