Un supercalculateur record en route vers le CEA

Grâce à Atos, le CEA va se doter d’un supercalculateur dont la puissance atteindra 25 pétaflops. C’est 10 fois plus que la machine la plus performante en France aujourd’hui.

Atos, c’est-à-dire Bull, vient d’annoncer avoir signé un contrat pour livrer au CEA un supercalculateur qui devrait atteindre dès 2017 une puissance de calcul de 25 pétaflops. C’est plus de dix fois plus que le Pangea de Total et ses 2,3 pétaflops, actuellement le supercalculateur le plus puissant connu en France. Avec 25 pétaflops, ce supercalculateur se hisserait aujourd’hui à la 2e place du classement mondial, qui va cependant évoluer d’ici sa mise en production...

Car avant d’atteindre cette puissance, plusieurs étapes devront être franchies ces prochaines années. "Des ruptures technologiques sont nécessaires pour y parvenir, notamment pour maîtriser la consommation électrique d’une telle machine", explique Atos. Une première machine livrée cette année devra commencer par atteindre la même puissance de calcul que celle du Tera100 déjà en place au CEA (1,52 pétaflops), mais pour une consommation électrique 5 fois plus faible.

Une seconde étape verra la mise en place d’un prototype qui préfigurera, dans son architecture, la prochaine génération de supercalculateur. C’est ce prototype qui doit atteindre les 25 pétaflops en 2017 avec une consommation électrique, rapportée à la puissance de calcul, 20 fois plus faible que Tera100. Logiquement, le prochain supercalculateur va s’appeler Tera1000.

Pour mémoire, le Tera100 avait été la première machine de Bull conçue et réalisée en Europe à avoir dépassé le pétaflop. Le Tera100 est notamment utilisé par la direction des applications militaires du CEA pour des simulations d'essais nucléaires.

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Supercalculateur / CEA