Microsoft teste un datacenter sous-marin

Des infrastructures informatiques plongées dans la mer présentent plusieurs avantages. Microsoft a d'ores et déjà mis au point un prototype.

Des datacenters sous l'eau ? Microsoft y croit. Le géant a même déjà pu tester l'idée dans le cadre de son projet de recherche "Natick". Un prototype appelé Leona Philpot a en effet pu être plongé dans l'océan Pacifique, à un kilomètre des côtes californiennes.

De tels centres de données sous-marins présentent plusieurs avantages. L'eau peut en effet refroidir les serveurs mais aussi être une source d'énergie renouvelable. En outre, la moitié de la planète vit à moins de 200 kilomètres des côtes, rappelle Microsoft : des centres de donnée sous-marins permettraient donc de rapprocher les utilisateurs des infrastructures informatiques, et donc d'améliorer la latence. Enfin, à terme, une fois la conception bien maîtrisée, Microsoft espère pouvoir bâtir un datacenter sous-marin en 90 jours, ce qui permettrait par exemple d'en déployer rapidement pour certains événements  - par exemple pour une coupe du monde de foot.

Microsoft n'en est pas encore là. Le projet a été lancé en novembre 2014. Il a fallu attendre un an pour que le Leona Philpot soit opérationnel. Après trois mois de tests "couronnés de succès",  il a été ramené au siège, à Redmond, pour être analysé. Et, prévient bien l'éditeur d'Azure sur la page Web dédiée au projet, il est aujourd'hui trop tôt pour savoir si le concept pourra un jour être plus largement adopté par Microsoft et d'autres acteurs du cloud

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