Comparatif : qui va gagner la guerre des orchestrateurs de containers ? Kubernetes, la puissance et l'expérience de Google

Dévoilé en juin 2014 et présenté en version stable 1.0 un an plus tard, Kubernetes (K8s pour les initiés) est l'aboutissement d'une quinzaine d'années de savoir-faire de Google dans la gestion des containers. Le géant du web a dû concevoir sa propre technologie pour administrer massivement ses services comme Gmail ou Google Drive tournant sur des centaines de milliers de serveurs.

Kubernetes est la récriture en Go du système Borg que Google utilise en interne. L'application a été versée à la Cloud Native Computing Foundation (CNCF). Une initiative, adoubée par la Fondation Linux, et qui a pour vocation de s'assurer de la bonne exécution des applications dans des environnements cloud.

Une offre riche, mais complexe

Kubernetes se présente comme une solution clés en main embarquant nativement l'éventail des fonctionnalités d'un gestionnaire de clusters : équilibrage de charge, auto dimensionnement, gestion des autorisations…  Arnaud Mazin d'Octo Technology se dit surpris par la maturité de l'outil, obtenue en si peu de temps. "A la différence de Docker Swarm qui a démarré petit et progresse fonctionnellement, Kubernetes tient toutes les promesses que l'on est droit d'attendre d'un orchestrateur. Une richesse qui peut le rendre complexe à appréhender", analyse le consultant.

"Taillé pour la production, Kubernetes permet de gérer un parc de containers beaucoup plus grand que Docker Swarm", renchérit Cédric Vandome, ingénieur système et réseau chez Treeptik.  Autre atout mis en avant : la capacité de Kubernetes à s'intégrer aux plateformes cloud. A celle de Google bien sûr, qui la package dans son offre Google Cloud Engine, mais aussi à celles d'Azure et d'AWS. Red Hat propose dans la version 3 d'OpenShift, sa solution de PaaS, une surcouche pour Kubernetes. CoreOS propose, lui, Tectonic, une version entreprise packagée de son OS avec Kubernetes.

Google Kubernetes en bref

Points forts

Points faibles

- Orchestrateur mature, le plus riche fonctionnellement

- Intégration aux principales plateformes cloud du marché

- Complexité dans l'appréhension

- Une approche solutions clés en main qui peut rebuter

 

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