Cloud : Amazon entend stopper l'explosion de DigitalOcean

Cloud : Amazon entend stopper l'explosion de DigitalOcean Lors de son événement client, AWS a lancé une offre de serveur privé virtuel combinant ressource CPU, stockage et transit réseau. Une offre comparable à celle de DigitalOcean.

Amazon Web Services (AWS) commercialise désormais une offre de serveur privé virtuel (VPS). Annoncée à l'occasion de son événement client (AWS re:Invent) la semaine dernière à Las Vegas, elle vient directement concurrencer un autre acteur mondial du cloud en pleine croissance : DigitalOcean. Le VPS consiste à proposer un service cloud d'infrastructure pré intégré, combinant puissance CPU, stockage, transit réseau, adresse IP, et diverses options associées (DNS, sauvegarde...).

Grâce à son offre de VPS très "low cost", DigitalOcean est parvenu, d'après Netcraft, à se hisser en 2015 "en deuxième position des principaux fournisseurs mondiaux d'hébergement"... juste derrière AWS. En juillet dernier, le positionnement concurrentiel de l'acteur vis-à-vis d'Amazon s'est fait de plus en plus frontal : la société de New York lançait un service cloud de stockage équivalent à Amazon S3

Une offre qui s'aligne sur l'entrée de gamme de DigitalOcean

Face à un acteur qui, clairement, lui grignotait des parts de marché sur son segment historique (l'Infrastructure as a Service), AWS se devait de réagir. C'est donc chose faite. Baptisée Amazon Lightsail, son offre de VPS s'articule autour de cinq serveurs virtuels d'entrée de gamme dont les caractéristiques techniques et les prix (voir le tableau ci-dessous) s'alignent quasi-exactement sur ce que propose DigitalOcean lui-aussi en entrée de gamme.

Un autre acteur en ligne de mire : OVH ?

L'offre d'AWS s'arrête là en termes de gabarits. Ses VPS ne vont pas au-delà des 8 Gb de mémoire et 80 Gb de stockage SSD. Les serveurs virtuels de DigitalOcean se hissent, eux, beaucoup plus loin - jusqu'à 224 GB de RAM et 500 Gb de stockage SSD. Pour trouver des services d'infrastructure aussi puissants chez Amazon, il faudra se tourner vers les instances EC2 - par exemple les F1 ou les X1 (qui montent jusqu'à 1 952 Gb de mémoire et 2 x 1 920 de stockage SSD). Mais par définition, ces VM n'incluent pas autant de briques pré intégrées.

La possibilité de faire appel à d'autres services AWS

Comme DigitalOcean, AWS propose, aussi, des piles applicatives pré configurées qui pourront être déployées sur ses VPS, en quelques clics. Au programme : les distributions Amazon Linux ou Ubuntu, la pile LAMP (Linux, Apache, MySQL et PHP), Node.js ou encore divers CMS (Drupal, Joomla...). Principal point fort comparé à DigitalOcean : la possibilité de faire appel, depuis un VPS, à divers services AWS tiers (bases de données, gestion de messages...).

Reste que DigitalOcean n'est sans doute pas ici le seul concurrent dans la ligne de mire d'AWS. Un autre acteur, également en pleine croissance sur le créneau de l'hébergement, a également développé une offre de VPS. Et cet hébergeur n'est autre que le Français OVH (sa gamme de VPS SSD, basée sur KVM et OpenStack, est celle qui se rapproche le plus d'Amazon Lightsail)...

Spécifications et tarifs de l'offre de VPS proposée par Amazon Web Services. © Capture Amazon

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