Cloud : comment Google défie Amazon et Microsoft Le PaaS, le cœur de l'offre Google

Google avance à pas comptés sur le marché du Platform as a Service. Avec Python dans un premier temps, puis Java, Go et enfin PHP, le cloud de Google est capable d'accueillir de plus en plus d'applications.

Aux côtés des Google Apps, l'offre Platform as a Service (PaaS) App Engine constitue le cœur de l'offre de cloud de Google. Initialement positionnée sur l'hébergement d'applications Python, cette s'est peu à peu élargie à Java, puis Go, et enfin PHP avec une implémentation qui en est toujours au stade expérimental. L'offre Google concurrence celle d'Heroku, la plateforme de PaaS de Salesforce qui peut exécuter des applications Ruby, Node.js, Python, Java et PHP. Mais le grand rival de Google sur ce marché reste Azure. Le cloud de Microsoft peut exécuter des applications ASP.Net, Java, PHP, Node.js et Python. En termes de stockage de données d'application, Google propose Cloud SQL, une base de données NoSQL ou MySQL.

La gratuité en deçà d'un certain seuil

capture de la console du cloud de google.
Capture de la console du cloud de Google. © Capture JDN

Google facture App Engine à la consommation, au-delà de quotas d'utilisation quotidiens établis par application. Chaque jour, l'application a droit à 28 heures d'utilisation d'instance, 50 000 opérations de lecture et d'écriture dans Cloud Datastore, de 1 Go de trafic réseau entrant, le même quota de trafic sortant, ou encore 5 Go de stockage. Si l'application dépasse ces limites, il en coute 0,05 dollars par instance et heure de dépassement, 0,06 dollars par tranche de 100 000 opérations dans la base de données, 0,12 dollars par Go de trafic réseau sortant, etc. Cette notion de quota séduit notamment les start-up qui sont en début d'activité. Les premières semaines voire les premiers mois d'exploitation seront gratuits, tant que l'activité du site n'entraine pas de déplacement de quota. Une astuce tarifaire qui attire vers Google beaucoup de nouveaux sites.

Néanmoins, passé cet effet d'aubaine, il reste difficile de comparer point par point ces tarifs avec ceux d'Azure. Microsoft a aussi mis en place une offre gratuite limitée à 10 sites, 10 Go de stockage et 165 Mo de trafic réseau sortant. Au-delà, il faut opter soit pour le niveau partagé (qui correspond à un hébergement mutualisé), ou ceux de base ou standard. Le tarif varie ensuite en fonction de la puissance d'instance choisie puis du volume de stockage, sachant que Microsoft ne facture pas le trafic sortant.

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